Räikkönen : "Un bon feeling"
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Pas satisfait de sa Ferrari en début de saison, Kimi Räikkönen dispose d'une voiture plus adaptée à son style depuis deux courses. Qu'il a transformées en autant de victoires.
Vous avez gagné grâce à votre relais du milieu, aux six tours que vous avez faits après le pit stop d'Alonso. Vous avez apparemment eu une piste relativement dégagée, et vous avez pris la tête...
Kimi Räikkönen: Oui, j'ai eu un peu de trafic mais j'avais une bonne voiture aujourd'hui. En fait, j'ai eu une bonne voiture tout le week-end. Au début de la course, j'ai essayé d'économiser de l'essence, de surveiller mes pneus et de prendre soin de ma voiture. Quand Lewis [Hamilton] s'est arrêté au stand, j'ai attaqué pour gagner du temps sur lui et ça a bien marché. Puis, Fernando [Alonso] s'est arrêté très tôt et j'ai pu faire un run plus long avant mon second pit stop. Là, je n'avais plus qu'à pousser. Lorsque je suis revenu en piste, mon avance suffisait. Après ça, ce fut assez facile.
Lors de cette 1ère phase de la course, Hamilton a pris la tête et vous avez rivalisé avec lui, à coup de meilleurs tours. Puis, il a semblé que vous pouviez lui mettre la pression.
K.R. : Oui, comme je l'ai dit, nous avons simplement économisé l'essence et dès lors que avons su que nous avions assez, j'ai attaqué et j'ai pu diminuer l'écart assez facilement. J'ai essayé de le passer, et nous nous attendions à ce qu'il stoppe plus tôt. Alors, je n'ai pas voulu trop en faire.
Vous avez été proche de le passer dans le Complex...
K.R. : Il ralentissait un peu trop et j'ai donc essayé de lui mettre un peu de pression, et je me suis vraiment rapproché (tour 14). J'ai eu une petite chance de doubler mais je pense que cela aurait été trop serré.
Avez-vous vraiment assuré à la fin ? Votre marge ne faisait que diminuer...
K.R. : Je n'ai pas du tout attaqué dans les dix derniers tours. J'ai conservé l'écart sur Alonso puis j'ai ralenti.
Vous trois (Räikkönen, Alonso et Hamilton) avez choisi des combinaisons différentes de pneus, entre "medium" et "dur". Quel est votre verdict sur l'équilibre de la voiture ?
K.R. : Ça allait. Les deux types de pneus ont très bien fonctionné. Le "dur" était très bon à la fin mais en même temps, je n'avais plus à attaquer à cet instant.
Est-ce que c'est la meilleure voiture ou la meilleure stratégie qui a gagné ?
K.R. : Je ne sais vraiment pas. Nous avions une bonne vitesse, mais si on regarde la qualification, Fernando avait une vitesse très similaire. Si on avait mis la même quantité d'essence dans les deux voitures, cela aurait pu être très serré.
Le Grand Prix de Grande Bretagne est toujours une épreuve spéciale pour un pilote...
K.R. : Oui, c'est un sentiment agréable de gagner ici. J'en avais été proche plusieurs fois, mais il y avait toujours eu quelque chose. Je tiens enfin cette victoire et c'est vraiment l'une des courses les plus agréables qui soient.
Avez-vous crié dans votre radio en franchissant la ligne d'arrivée ?
K.R. : Non. Ce n'est pas le genre de choses que je fais.
Avec cette deuxième victoire de suite pour vous et pour Ferrari, vous paraissez à la pointe du combat, et le championnat n'est pas fini...
K.R. : J'espère bien ! On ne sait jamais. La saison est encore longue. Il semble que nous ayons une bonne vitesse à présent mais je pense que ça dépend aussi beaucoup des conditions des circuits où nous allons. Mais je suis assez content de la voiture maintenant, tout le week-end a été bon. J'ai juste commis une erreur hier (dans le dernier virage de son tour qualif, ndlr) qui nous a rendu la vie plus difficile que cela aurait dû en course. Sans cela, je pense vraiment que nous serions partis de la pole position. Mais au bout du compte, nous repartons avec la victoire, c'est l'essentiel. Les gars ont fait un super boulot lors des pit stops, en nous permettant de rester devant les autres.
Quelles significations ont ces deux victoires consécutives ?
K.R. : Elles sont importantes, c'est sûr. Nous avons gagné des points sur les autres gars.. Il semble que nous ayons une voiture un peu meilleure maintenant et tout paraît un peu plus facile. C'est assurément plus sympa maintenant qu'après les premières courses. Tout paraît bien, là, mais tout peut changer à la prochaine course. Nous devons rester offensifs.
Quel est votre sentiment en entamant cette seconde partie de saison, comparé à 2005 lorsque vous tentiez de rattraper Alonso ?
K.R. : Je pense que c'est une histoire complètement différente. Une année différente, des règlements différents, etc... J'ai un bon feeling mais chaque course est complètement différente des autres. Je n'y pense pas.
Vous êtes maintenant devant votre équipier au championnat, à une période importante du championnat. Comment analysez-vous ça ?
K.R. : Chacun veut être devant tout le monde, et si je ne cours pas contre un gars qui est dans mon équipe, je cours contre tous les autres. Je ne le [Massa] regarde pas vraiment. Je vois comment nous pouvons nous améliorer et comment nous pouvons analyse les choses. Courir juste contre son équipier n'est probablement pas la meilleure chose à faire. Ce résultat d'aujourd'hui est parfait, et si nous le répétons nous serons devant tout le monde.
