Grand Prix : déclarations

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Formule 1 GP de Grande Bretagne 

Grand Prix : déclarations

 

Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes après le Grand Prix de Grande Bretagne, dimanche, à Silverstone.

 

Kimi Räikkönen (Ferrari, vainqueur) : "J'ai eu un peu de trafic mais j'avais une bonne voiture aujourd'hui. En fait, j'ai eu une bonne voiture tout le week-end. Au début de la course, j'ai essayé d'économiser de l'essence, de surveiller mes pneus et de prendre soin de ma voiture. Quand Lewis [Hamilton] s'est arrêté au stand, j'ai attaqué pour gagner du temps sur lui et ça a bien marché. J'ai pu diminuer l'écart assez facilement. J'ai essayé de le dépasser et nous nous attendions à ce qu'il stoppe plus tôt. Alors, je n'ai pas voulu trop en faire et au bout du compte ça a bien marché. Puis, Fernando [Alonso] s'est arrêté très tôt et j'ai pu faire un run plus long avant mon second pit stop. Là, je n'avais plus qu'à pousser. Lorsque je suis revenu en piste, mon avance suffisait. Après ça, ce fut assez facile. Les deux types pneus ont très bien fonctionné. C'est un sentiment agréable de gagner ici. J'en avais été proche plusieurs fois."

Felipe Massa (Ferrari, 5e) : "Tout compte fait, je suis satisfait de ce que j'ai réussi en course. Au départ, le moteur s'est arrêté, mais je n'ai pas réalisé tout de suite ce qui s'était passé. C'est dommage parce que j'avais une super voiture. Dans mon dernier relais, j'ai rapidement rattrapé Kubica et j'étais certain de pouvoir le doubler. Mais une fois dans son sillage, je perdais tellement d'appui que je ne pouvais jamais me rapprocher suffisamment. Lors du Grand Prix d'Europe, nous devrons placer nos deux voitures devant les McLaren."

Fernando Alonso (McLaren, 2e) : "Nous avons changé la stratégie en pensant que nous pourrions garder la tête de la course même après le second pit. Nous avons donc pris peu de carburant lors du premier pit stop. Nous avons commencé le second relais devant Kimi mais je n'ai pu agrandir l'écart sur lui afin de garder les commandes. Parier là-dessus était la bonne chose à faire. Tout pouvait arriver mais j'ai eu un peu de trafic en attaquant mon 3e relais. Les six tours de plus en piste que Kimi [Räikkönen] a eus, je n'ai pas été en mesure d'imprimer un rythme normal. La Ferrari était un peu plus rapide que nous. Au final, ça ne change pas grand chose au résultat. Il nous a manqué deux ou trois dixièmes par tour. Tout le week-end a été comme ça. Ce ne fut donc pas une surprise."

Lewis Hamilton (McLaren, 3e) : "Nous avons eu une course intéressante. Ça a bien commencé, c'était la clé. Au début, j'ai pu accroitre l'écart sur Kimi mais il était évident qu'il était extrêmement rapide. Vers le fin de le premier relais, mes pneus se sont effondrés et je me suis battu pour rester dans l'allure. Kimi a commencé à me mettre de la pression. Au pit stop, j'ai fait une erreur : je n'ai pas hésité mais j'ai pensé que le sucette était levée et j'ai voulu partir. C'était de ma faute et ça m'a coûté un temps appréciable. J'ai ensuite essayé d'attaquer mais j'ai eu du mal avec l'équilibre de la voiture. Tout le week-end, je me suis battu pour parfaire l'équilibre. Bien que je me sois bien qualifié, il nous manquait de la vitesse même si le troisième relais a été un peu meilleur car les "medium" donnaient plus de stabilité à la voiture. Nous étions réguliers mais nous n'avions pas la vitesse des Ferrari."

Ron Dennis (McLaren Group, P-DG) : "Fernando a fait un boulot incroyable en jetant toutes ses forces pour convertir son 2e relais avec peu d'essence en victoire. A la fin, on lui a demandé ainsi qu'à Lewis [Hamilton] de moins tirer leur moteur pour attaquer de la meilleure façon en Allemagne (Grand Prix d'Europe, ndlr). C'est bien sûr clair : nous n'avions pas la vitesse suffisante."

Robert Kubica (BMW, 4e) : "Je suis très content. Je me suis retrouvé devant Felipe Massa, mais cette course n'a pas été aussi facile qu'à Magny-Cours car j'ai dû le garder derrière moi lors des 13 derniers tours. Rouler derrière ici est dur : Felipe perdait de l'appui, bien qu'il était plus rapide lorsqu'il était seul en piste. Il a eu un boulot plus dur que moi car je devais juste contrôler la situation, ne pas pousser trop, ne pas faire de faute car j'étais quasiment sûr de le tenir. Au milieu de la course, ce fût assez facile pour moi, mais dès que j'ai entendu dans la radio qu'il comblait l'écart, j'ai attaqué. J'ai tout fait pour tirer le maximum de la voiture et de moi-même. Nous sommes contents, la voiture était bien et nous devons maximiser notre potentiel."

Nick Heidfeld (BMW, 6e) : "Je suis content de ma course, mais pas de mon week-end dans l'ensemble. Je suis parti 9e et j'ai fini 6e, trois secondes derrière Robert [Kubica]. Le départ a été spécial. Je n'ai pas vraiment accéléré mieux que Giancarlo Fisichella, mais je l'ai passé à l'extérieur du virage 1, ce que j'ai adoré, même si nos roues se sont touchées. Plus tard, il m'a rattrapé à Hangar Straight. J'étais prévenu que Felipe Massa allait faire son second pit stop plus tard que moi, mais l'avantage d'une charge faible de carburant est assez importante ici, j'ai donc pu rester devant lui. Tout considéré, une meilleure position de grille aurait amélioré mes chances de façon significative. Les deux teams de pointe sont largement devant nous et nous avons encore eu Renault sous notre contrôle. Nous ne pouvions demander plus aujourd'hui."

Mario Theissen (BMW Motorsport, directeur) : "Cette fois, nous avons dû nous battre dur pour notre 4e place "réservée". Robert a senti le souffle de Felipe Massa dans les 13 derniers tours, mais il a défendu très fermement sa position. Nous avons marqué 9 points la semaine dernière à Magny-Cours, et là encore 8 points importants pour le championnat et renforcé notre 3e place dans la bataille des Constructeurs. Les pit stops, cruciaux dans notre stratégie, ont joué une part importante dans ce succès."

Heikki Kovalainen (Renault, 7e) : "C'est une course en deux parties en ce qui me concerne. J'ai pris un bon départ et j'ai réussi à dépasser Ralf [Schumacher], ce qui me mettait en 5e position avec le départ de Massa depuis la voie des stands. Très rapidement, les pneus arrière se sont dégradés et j'ai commencé à lutter avec la voiture, notamment dans les zones plus lentes. Dans mon dernier relais, je suis resté en pneus durs et la même chose s'est produite. C'est seulement dans mon dernier relais, lorsque j'ai utilisé les pneus tendres que la voiture s'est bien comportée et s'est montrée aussi plus constante. C'est étonnant car Giancarlo a connu la situation inverse apparemment."

Giancarlo Fisichella (Renault, 8e) : "Cela a été une course difficile. J'ai dépassé Ralf [Schumacher] au départ mais Nick [Heidfeld] a réussi à me passer au premier virage. J'ai fait ensuite un bon passage à Becketts pour finalement pouvoir le doubler à Stowe. Mon premier relais a été plutôt bon, le second aussi, lorsque j'étais en pneus durs. Quand je me suis arrêté pour la dernière fois et que je suis passé en pneus tendres (medium en fait, ndlr), la voiture a eu beaucoup moins de grip et se montrait moins constante, plus difficile à piloter, comme si j'avais un problème. La situation était très bizarre mais cela n'a pas mis en péril ma position et j'ai pu finir ma course. Je marque donc un point mais en deux week-ends nous avons perdu beaucoup de terrain sur les BMW au championnat."

Flavio Briatore (Renault, directeur général Renault F1 Team) : "C'est la place où nous nous trouvons en ce moment. Le championnat montre que nous sommes la 4e force et sur un circuit sélectif comme aujourd'hui, nous sommes la 4e équipe la plus rapide. Nous allons devoir travailler encore à l'usine et en essais pour continuer à progresser. L'équipe a récemment fait preuve d'une capacité incroyable pour dépasser ses problèmes et est restée motivée dans des moments pourtant difficiles. Nous abordons la seconde moitié de la saison et nous devrons accélérer encore notre capacité de développement et essayer de revenir sur nos concurrents."

Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Nous ne pouvons pas nous satisfaire de notre résultat. Les deux derniers week-ends ont montré que si nous voulons nous battre avec BMW nous allons devoir améliorer significativement notre rythme en course. Il semble qu'aujourd'hui notre niveau de performance ait varié selon le type de pneus que nous utilisions, mais de manières différentes sur chacune de nos voitures."

Rubens Barrichello (Honda, 9e) : "J'ai fait l'une de mes meilleurs courses à Silverstone, mais, malheureusement, cela n'a pas été suffisant pour rentrer dans les points. Nos performances ont été plutôt bonnes et notre stratégie d'un seul arrêt aux stands a bien fonctionné pour Jenson [Button] et moi, mais il est très décevant que nous n'ayons pas pu ramener le moindre point pour l'équipe. La monoplace était plutôt lourde en raison de notre charge en carburant, ce qui l'a un peu abaissée, mais, dans l'ensemble, l'équilibre était très bon. Notre rythme général est encore un peu faible, mais nous allons travailler dur lors des essais de Spa le week-end prochain afin de l'améliorer."

Jenson Button (Honda, 10e) : "Je suis assez satisfait de nos performances, et je suis content d'avoir pu gagner des places pendant la course pour passer de la 18ème à la 10ème place. Notre stratégie d'un seul arrêt aux stands a porté ses fruits, mais je n'ai pas tiré le meilleur de la RA107 ce week-end car je me suis battu avec l'adhérence arrière et que j'ai connu des problèmes de sous-virage que nous allons devoir examiner. Rubens a mieux maîtrisé la monoplace que moi, mais notre écart final n'est pas très élevé. Mon problème de dos de vendredi m'a un peu gêné dans ma préparation, ne me laissant que samedi matin pour travailler les réglages."

Jacky Eeckelaert (Honda, directeur de l'Ingénierie) : "Comme lors du grand prix à Magny-Cours le week-end dernier, notre rythme de course a été meilleur que nos résultats de qualifications. Nos deux pilotes n'ont pas réalisé un départ excellent, mais ils ont fait une bonne course et ont maximisé les performances de la voiture avec une stratégie appropriée et un bon arrêt aux stands. Les huit concurrents qui ont terminé devant nous font partie des quatre meilleures équipes du championnat. Nous devons maintenant passer au niveau supérieur lors des essais de Spa la semaine prochaine."

David Coulthard (Red Bull, 11e) : "Je n'ai pas très bien conduit, malheureusement j'ai fait deux erreurs dans le 2e relais et j'ai perdu du temps. La voiture était piégeuse, elle développait beaucoup de survirage et elle n'était pas dans le coup."

Mark Webber (Red Bull, abandon - hydraulique) : "J'étais content de mon départ, je regardais Jarno [Trulli] qui avait moins d'essence que moi. Sachant que j'allais rouler avec plus d'essence que certains gars devant moi, le plan était de se satisfaire de notre vitesse et d'attendre pour en profiter plus tard. En passant la ligne au tour 8, mon ingénieur m'a demandé de changer de cartographie de boîte de vitesses en raison d'un problème hydraulique. En entrant dans Becketts, je n'avais plus de direction assistée. J'ai essayé de continuer, mais pas d'hydraulique signifiait pas d'accélérateur, ni de direction assistée, ni de boîte de vitesses : la totale quoi !"

Christian Horner (Red Bull, directeur sportif) : "C'est décevant pour Mark [Webber] d'abandonner sur ce que l'on soupçonne être une défaillance du différentiel qui a eu pour conséquence une penne du système hydraulique."

Nico Rosberg (Williams, 12e) : "Etant donné que j'avais à partir de si loin (17e), nous avions opté pour une stratégie agressive. J'ai passé plusieurs voitures au début, ce que j'ai aimé. Puis, j'ai été bloqué derrière Coulthard. Il s'est complètement loupé, il est sorti large et il m'a poussé dans l'herbe. Après ça, je n'ai pas eu d'autre chance de le passer. Malgré ce résultat faible en course, l'aspect positif est que je sens que j'ai été dans le coup tout le weekend."

Alex Würz (Williams, 13e) : "Je pars 13e et je finis 13e, je ne suis donc naturellement pas content car je n'ai pas progressé aujourd'hui. En y regardant bien, la combinaison risquée des "medium" et de la lourde charge d'essence signifie une traction difficile et je n'ai pas pris un bon départ. La stratégie n'a donc pas payé. Vers le tour 30, j'ai utilisé l'opportunité des drapeaux bleus pour passer Speed au freinage car j'ai senti qu'il avait ouvert la porte. Mais une fois engagé, il a tapé une de mes roues arrière. Sa course était finie, mais par chance j'ai pu poursuivre sans problème."

Takuma Sato (Super Aguri, 14e) : "J'ai eu beaucoup de sous-virage à haute vitesse car j'ai dû passer sur le mulet avant le départ. Partant de la pit lane, je n'ai pas fait de tour de formation, nous avons donc dû nous fier aux set-up de base. Malheureusement, j'ai perdu pas mal de temps jusqu'à mon premier pit, moment où nous avons pu ajuster l'aileron avant. Dans le second relais, une fois débarrassé du trafic, j'ai pu attaquer et faire des chronos corrects. Mais au bout du compte, ce fût un weekend très difficile."

Anthony Davidson (Super Aguri, abandon- suspension) : "Un Grand Prix de Grande Bretagne très décevant pour moi. Au départ, j'ai doublé une Honda et j'étais à l'aise au milieu du peloton. J'ai eu une bonne bagarre avec Jenson [Button] lorsqu'il est revenu dans mes roues à la sortie de Club. Je suis resté avec les deux Honda lors des 15 tours suivants, et puis, j'ai commencé à sentir que la voiture talonnait beaucoup à l'arrière. J'ai senti que ce n'était pas sûr de continuer."

Jarno Trulli (Toyota, abandon - équilibre défectueux) : "Je n'ai jamais pu trouver le moyen d'améliorer ma voiture de tout le week-end et souffrait d'une dégradation massive des pneus par rapport à mon équipier. Je m'attendais donc à une course difficile, elle fut encore pire que ça. Nous devons en trouver les raisons. La voiture était très nerveuse et l'équipe a fini par me rappeler aux stands car quelque chose ne tournait pas rond sur la voiture et nous devons enquêter sur le sujet."

Ralf Schumacher (Toyota, abandon - roue) : "J'ai abandonné à cause d'un problème sur la roue avant gauche et nous devrons analyser ce qui s'est passé pour comprendre quelle était la source du problème. J'ai senti une faiblesse dans le train avant en entrant dans un enchaînement, et j'ai dû jeter l'éponge sans attendre."

Eurosport

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Publié dans SAISON 2007

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