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Impressions de pilotes avant le Grand Prix de Hongrie, 11e manche du Mondial de F1 2007, disputé sur le circuit du Hungaroring.
Fernando Alonso (McLaren) : "C'est une piste très lente mais aussi dure physiquement en raison des conditions, généralement chaudes. Aussi, à causes de tous les virages, il faut se battre constamment avec le volant et obtenir une super traction en sortie de virages, là où on peut gagner de la vitesse. Un avant stable est aussi très important pour avoir la voiture complètement sous contrôle dans les longs et lents virages. C'est là que l'on peut pousser la voiture malgré les basses vitesses. La MP4-22 a très bien performé sur ce type de piste cette saison."
Lewis Hamilton (McLaren) : "Suite à mon erreur dans mon tour de reconnaissance lors de la qualification de GP2 l'an dernier, j'ai démarré en fond de grille. C'est n'était pas une super façon de débuter le week-end, mais je suis parvenu à remonter dans le peloton, ce qui fût une bonne expérience pour apprendre la piste, comment piloter et où c'était possible de passer, ce qui est notoirement difficile. J'aime assez le circuit ; il est plutôt rapide considérant son étroitesse."
Kimi Räikkönen (Ferrari) : "Le GP d'Europe, je l'ai relégué au rayon des archives. Je ne veux plus en parler. Ce qui est certain, c'est que je ne viens pas en Hongrie battu, pas du tout. Tout le monde dit que les McLaren seront plus fortes que nous ici, mais je n'en suis pas certain. Nous avons bien progressé depuis Monaco. Je suis plus ou moins dans la même situation qu'au Nürburgring, mais il est clair que je ne peux plus me permettre une nouvelle course sans point. C'est toujours possible pour moi de gagner le titre : il suffit de regarder la dernière course, tout peut arriver. Mais pour y arriver, je dois finir devant mes trois rivaux. C'est la seule façon de regagner du terrain. Une mauvaise course de l'un de mes rivaux est suffisant pour réduire immédiatement l'écart. Très souvent, la course en Hongrie a été surnommée le GP de Finlande car beaucoup de Finlandais se massent dans les tribunes, et c'est vraiment sympa de voir autant de drapeaux blanc avec une croix blanche flotter au vent."
Nick Heidfeld (BMW) : "J'ai fait 3e à Budapest l'an dernier, ce qui était le premier podium pour notre team. C'était une course chaotique. Normalement, Budapest est très chaud en août, mais il pleuvait l'an dernier."
Robert Kubica (BMW) : "Honêtement, j'aime la piste. C'est spécial car presque tout le temps le volant prend de l'angle ; il n'y a donc jamais de pause et les lignes droites sont très courtes. Je pense que c'est une piste difficile."
Heikki Kovalainen (Renault) : "C'est une piste très exigeante et difficile sur le plan physique pour les pilotes car il peut faire très chaud et il y a peu de lignes droites pour souffler. Il y a beaucoup d'enchaînements, la surface est un peu bosselée et il faut rester concentré à chaque tour de la course."
Giancarlo Fisichella (Renault) : "C'est un tracé assez sélectif et les conditions de températures très élevées souvent ici compliquent encore un peu la donne, surtout pour les pilotes et les mécaniques. Pour être rapide ici, il faut avant tout des appuis aérodynamiques très élevés, un bon grip et une bonne motricité pour être performant en sortie de virage lent."
Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Nous attaquons cette épreuve avec optimisme. La voiture s'était montrée performante à Monaco avec des appuis aérodynamiques importants et depuis, nous avons également bien progressé. Nous avons eu un peu de mal à exploiter les pneus dans les conditions de piste relativement fraîches que nous avons eues au Nürburgring mais cela n'est normalement pas le cas lorsque les conditions de piste sont chaudes et cela sera vraisemblablement le cas à Budapest. Si en Allemagne, nous étions sur le papier 11e et 12e dans le classement des voitures les plus rapides, je ne pense pas, compte tenu des conditions de piste que nous avons eues lors de la dernière course, que cela soit très révélateur."
Fabrice Lom (Renault, ingénieur principal motoristes Red Bull) : " C'est un circuit exigeant pour la voiture, il est bosselé, les vibreurs sont hauts, il y a beaucoup de changements de rapports mais du point de vue du moteur, le temps passé à pleine charge est inférieur à la moyenne et il n'y a pas de difficulté majeure. La seule chose à laquelle nous devrons faire attention ce sera le refroidissement car on attend des températures caniculaires. Nous avons d'ailleurs travaillé sur différentes spécifications en termes de refroidissement avec des carrosseries plus ou moins ouvertes lors de nos essais à Jerez la semaine passée."
Nico Rosberg (Williams) : "J'aime assez la piste, elle convient bien à mon style de pilotage. Bien que nous utilisions un set-up similaire à Monaco, les deux pistes sont complètement différentes ; le Hungaroring est plus physique en raison de ses plus hautes vitesses et ses températures. C'est aussi l'une des meilleures pistes pour notre voiture. Nous avons une bonne chance de bien faire ici."
Alex Wurz (Williams) : "Le Grand Prix de Hongrie est presque une course à domicile pour moi car beaucoup d'Autrichiens s'y rendent. Le circuit est très sympa et j'aime son rythme, mais il est aussi difficile, pas pour trouver le set-up mais parce qu'il est très physique."
Ralf Schumacher (Toyota) : "La chaleur peut rendre la concentration difficile mais je me suis entraîné pour ça. La nature du Hungaroring rend les dépassements très difficiles, ce sera donc encore plus important que la normale de garder sur notre récente forme en qualification."
Jarno Trulli (Toyota) : "J'aime beaucoup le Hungaroring. C'est serré et sinueux, et aussi bosselé, ce qui le rend très difficile. C'est important d'avoir une voiture bien équilibrée, un bon grip et une bonne traction aussi."
Pascal Vasselon (Toyota, manager général châssis) : "La Hongrie est généralement un endroit où les équipes rencontrent des problèmes de refroidissement des freins et du moteur. C'est n'est pas du au fait que c'est un circuit à gros freinages ou parce que l'on est beaucoup accélérateur à fond, mais en raison de la faible vitesse moyenne, qui induit tout simplement un faible refroidissement."
Shuhei Nakamoto (Honda, directeur technique) : "Le week-end s"annonce très chaud et Jerez a constitué une bonne acclimatation aux températures ambiantes et de piste que nous allons affronter ici. Nous avons spécialement travaillé nos réglages pour la Hongrie, et nous avons évalué nos mises à jour aérodynamiques en prévision de la course. Je suis heureux d"annoncer que nous avons trouvé de bonnes références."
Kees van de Grint (Bridgestone Motorsport, directeur de la compétition) : "La surface lisse et le fait que le circuit n'est pas souvent utilisé signifie que le niveau de grip est faible. Nous avons donc apporté le mélange le plus tendre. Les caractéristiques du circuit sont très propices au grainage, surtout devant."
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