L'imbroglio Alonso
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Mardi, le double champion du monde en titre, Fernando Alonso, confessait son "mal-être" au sein de l'écurie anglaise. En proie à une certaine faiblesse, en atteste sa course dominicale où il commit plusieurs erreurs, Alonso ne respire pas vraiment la sérénité face à un coéquipier qui lui fait de plus en plus de l'ombre.
Alonso n'est pas au mieux
Le talentueux pilote d'Oviedo révélait à la radio espagnole qu'il ne "s'était jamais senti bien au volant de la McLaren-Mercedes" depuis le début de saison. Jusqu'ici rien d'étonnant, mais Alonso allait plus loin dans ses propos et apportaient quelques éclaircissements: "Je suis dans une écurie anglaise avec un coéquipier anglais qui marche bien, tout le soutien et toutes les aides vont donc vers lui". L'Espagnol pointe à huit points de son coéquipier Lewis Hamilton, pourtant nouveau venu dans la discipline mais programmé par son écurie depuis bientôt dix ans.
Même si Alonso dément, le fougeux espagnol ne supporterait pas très bien la popularité naissante et grandissante de Lewis Hamilton, accentuée par sa première victoire en GP à Montréal. "Je suis totalement indifférent à tout ça", déclarait-il à la Cadena Ser (radio espagnole) comme pour justifier ses dires. La réaction n'allait pas se faire attendre et du côté McLaren, on s'attache tout autant à démentir les propos d'Alonso qu'à les atténuer. Ron Dennis se devait de réagir et la réaction n'a pas tardé.
Dennis éteint le feu
Mercredi, Ron Dennis prenait la parole et revenait sur les propos de son champion du monde. "Je peux catégoriquement affirmer une nouvelle fois que les deux pilotes disposent d'un équipement identique, d'une aide identique, et de chances égales de gagner à l'intérieur de l'équipe, et à la fois Fernando et Lewis le savent et sont d'accord avec ça", explique Ron Dennis dans un communiqué diffusé sur le site internet de l'écurie de Formule-1. Plutôt adepte des pilotes discrets et des réglements de comptes "en famille", Ron Dennis joue l'apaisement dans cette histoire qui pourrait déstabiliser son équipe alors que les résultats sont de retour après deux saisons pénibles.
Dennis fait parfaitement office de pompier de service quand il le veut. "Les commentaires de Fernando, lorsqu'ils sont bien lus, sont corrects. Il n'est pas dans l'écurie depuis longtemps et les relations ne peuvent que s'approfondir. L'écurie ne va rien faire pour compromettre ce partenariat positif en évolution ", précisait-il un brin mâlicieux. Ajoutant qu'il est "absolument compréhensible que les résultats de chaque Grand Prix suscitent des commentaires dans la presse britannique et espagnole, avec la possibilité que chacun des mots des pilotes soit souligné. Et parfois ces propos sont sortis du contexte, de sorte qu'ils offrent un prisme complètement différent à une remarque innocente ". Plus que jamais la gestion des pilotes semble être une gymnastique difficile. C'est aussi ça la rançon du succès pour l'écurie McLaren-Mercedes.
