Monaco : les forces en présence
Les équipes et les pilotes ont dévoilé leur potentiel en essais. Le point sur les chances de chacun avant le départ à Monte-Carlo, à 14h00.
Ferrari - Massa Pole, Räikkönen 2e
Des Ferrari historiques : Felipe Massa et Kimi Räikkönen signent la 1ère ligne 100% rouge à Monte-Carlo depuis Jody Scheckter et Gilles Villeneuve, en 1979. Deux raisons à cela : la F2008 a un empattement moins long que la F2007, ce qui aide dans les virages. La "rossa" fait aussi un peu mieux chauffer les gommes "très tendre" grâce à une direction de réglages différente des années passées. Massa formidable : meilleur temps en Q1, Q2 et Q3 ! La preuve que détester Monaco n'est pas rédhibitoire. Il partira pour la première fois en pole. Räikkönen n'a pas réussi à bien faire monter ses pneus en température. Ce dimanche, Ferrari vise sa première victoire en principauté depuis 2001.
McLaren - Hamilton 3e, Kovalainen 4e
Wolking est encore loin d'un 14e succès-record. Hamilton a attaqué la qualification en favori, avant de déchanter. "Mon deux tours finaux ont été bons, mais j'ai perdu un peu de temps dans le secteur 2, par manque de traction à l'accélération à la sortie du virage 8, et dans le secteur 3, dans les derniers virages, où je n'ai pas freiné aussi tard que voulu", a-t-il expliqué. Vainqueur en F3 en 2005 et en GP2 en 2006, 2e en F1 en 2007, il reste un sérieux candidat à la victoire. Kovalainen était content de son set-up après coup mais il cherche encore ce qui lui a manqué. Plus qu'un outsider s'il pleut. On l'a vu jeudi.
BMW - Kubica 5e, Heidfeld 13e
Hinwil et Stuttgart marquent le pas depuis le début de la campagne européenne, et plus spécialement Nick Heidfeld. Heureusement, il reste l'agressivité de Robert Kubica, qui négocie sereinement une prolongation de contrat pour 2009. "Ce résultat est décevant. Je n'ai pas pu monter assez vite mes pneus en températures" , a exposé Heidfeld, pâle 13e. Il espère reproduire le festival de dépassements qui lui avait valu une 2e place princière en 2005, sur Williams.
Williams - Rosberg 6e, Nakajima 14e
Qualifé 5e en 2006, Nico Rosberg confirme son addiction pour le circuit de son enfance. La Williams développe aussi la vivacité ad hock, l'aileron livré à la hâte en Turquie et les derniers raffinements de Grove lui permettent de viser haut... "S'il pleut dimanche, ça va être de la folie !", a prédit l'as allemand. Kazuki Nakajima a atteint ses limites, une fois de plus. Au moins a-t-il évité la dernière place de la Q2. "J'ai commis des erreurs dans l'un de mes tours clairs", a-t-il admis.
Renault - Alonso 7e, Piquet 17e
On pensait que le facteur pilotage allait placer Fernando Alonso un peu plus haut. 7e, à plus d'une seconde est une sanction un peu dure, surtout à 0.3 sec de la Williams de Rosberg. "Nous ne jouons pas le championnat, nous pourrons donc nous montrer particulièrement agressifs et éventuellement prendre certains risques", a lancé le champion 2005-2006. Piquet à la rue : ses approximations, son incapacité à dupliquer les tours propres révèlent ses limites plus qu'ailleurs. Le problème de frein qu'il a avancé en Q1 n'explique pas tout.
Toyota - Trulli 8e, Glock 11e
Trulli a la nostalgie de sa victoire en 2004 mais la TF108 n'a rien de sa Renault docile d'alors. Et puis, l'Italien marche à la confiance... Le Pescaran n'a pas trouvé l'équilibre de sa machine. "Ici, à Monaco, si on n'a pas confiance c'est difficile d'attaquer à la limite" , a-t-il résumé. Honorable 11e position de Glock. Les pneus en cause : "J'ai fait un bon premier secteur mais les deux autres ne se sont pas bien passés".
Red Bull - Webber 9e, Coulthard 10e
Webber pas aussi bien que lors des dernières sorties. Le voilà repassé derrière une Williams et une Toyota. "Je bloquais pas mal les roues mais aucun secteur n'était pire qu'un autre" , a expliqué l'Aussie, qui vise une cinquième arrivée de suite primée. "Uncle " David s'est pris une grosse boîte en perdant le contrôle de sa Red Bull à 300 km/h à la sortie du tunnel. Le vétéran a évité le bouclier de protection de pneus à la chicane. Une chance qu'en d'autres temps Wendlinger et Button n'avaient pas eu.
Honda - Button 12e, Barrichello 15e
L'équipe de Ross Brawn a pataugé dans les réglages jeudi et samedi matin et s'est donnée un maximum de temps pour parvenir à l'équilibre sur ses RA108. Elle a obtenu satisfaction au prix d'un risque : envoyer ses pilotes en piste au dernier moment. En Q2, Jenson Button et Rubens Barrichello ont malheureusement été coupés dans leur élan par l'accident de Coulthard. "Nous avons tourné en fin de session pour bénéficier des meilleures conditions de piste. L'incident en fin de séance était un risque connu qui nous coûté cher", a dit Steve Clark, ingénieur en chef Essais & course.
Toro Rosso - Bourdais 16e, Vettel 18e
Avec des pièces détachées de la nouvelle STR3 en quantité restreinte, Sébastien Bourdais et Sebatian Vettel n'ont pas vraiment pu se lâcher en essais libres. Une retenue qui a accentué les difficultés au moment de tout mettre en place pour la qualif. Et puis, la météo s'en est mêlée. "J'ai été gêné dans mon premier run, puis j'ai fait un petit ajustement sur la répartition de freinage pour le deuxième run. Mais j'ai loqué l'avant droit à la chicane", a expliqué le Français. "C'est fini, et du coup il ne me reste qu'un run. Malheureusement, ce matin on n'avait pas eu l'opportunité de simuler la qualification car il avait plu. Du coup, il fallait aller chercher une seconde et demi sur un tour... J'ai fait des petites fautes et ça a suffi pour ne pas aller en Q2". Mauvais choix de pneus pour Vettel, qui a cru que les "très tendre" conviendraient. En fait, ils ne tenaient pas un tour sur sa machine. Cependant, la déception n'est pas énorme car il sait depuis longtemps qu'il a perdu 5 places sur la grille depuis son changement de boîte de vitesses non autorisé mais rendu nécessaire par l'introduction de la nouvelle voiture.
Force India - Sutil 19e, Fisichella 20e
Super Aguri était un cache-misère et sa disparition relègue les voitures indiennes en dernière ligne. Sutil est au moins content d'avoir débloqué le potentiel de ses pneus. Giancarlo Fisichella est vraiment bon dernier pour son 200e départ car sa boîte a été changée après un problème en libres 1.
Source: Eurosports.fr