Hamilton : "Pour l'équipe"
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Un premier virage intéressant, aux côtés de Felipe Massa...
Lewis Hamilton : Je n'ai pas pris le meilleur départ qui soit, de la partie sale de la piste. Felipe [Massa] est passé mais j'ai freiné très tard par rapport à Fernando [Alonso] et Felipe, et j'ai été proche de passer Fernando mais Felipe m'a un peu bousculé (la McLaren a été déséquilibrée en tapant de l'arrière droit la roue avant gauche de le Ferrari) et m'a renvoyé large dans la seconde partie de la chicane. Puis, j'ai eu une seconde chance au restart mais Fernando a fait du super boulot pour se garantir un écart suffisant à la sortie du dernier virage. Je n'ai rien pu faire contre ça. Et puis, au milieu de mon deuxième relais, j'ai fait un plat sur mes pneus avant et j'ai eu des vibrations. J'ai pensé avancer mon premier pit stop car je n'étais pas sûr que les vibrations n'aboutiraient pas au même résultat qu'en Turquie. J'ai donc assuré les points.
Après votre second pit stop, les vibrations ont-elles disparu ?
L.H. : Oui.
Vous avez fait un superbe dépassement que Kimi [Räikkönen], plus tard...
L.H. : Lors du second pit stop, je savais qu'il allait s'arrêter avant moi et que la clé était d'optimiser mon entrée et ma sortie de pit lane. En ressortant, je me suis dit qu'il était trop loin devant moi. Mais dans les deux premiers tours, j'ai tiré le maximum de mes pneus avant que leurs performances ne déclinent. De plus, il était en pneus plus durs. Je suis parvenu à faire deux bons tours. Les pneus ont été super et j'ai eu une opportunité. Kimi a été très, très correct. J'avais absolument besoin de ces points pour le championnat. Je voulais aussi faire ce dépassement pour l'équipe. Je sais à quel point ils ont travaillé dur. Après le doublé en qualification, je voulais ajouter la cerise sur le gâteau. L'équipe a fait un super boulot, elle a réalisé un gros progrès.
Dans votre dernier relais, vous avez paru relâcher votre effort...
L.H. : J'étais dix secondes derrière lui. J'avais roulé deux secondes derrière lui sans pouvoir le rattraper. J'ai attaqué les deux tours (et doublé Räikkönen) et quand j'ai vu Fernando devant moi, j'ai constaté qu'il était chanceux en termes de trafic. Je voyais que j'allais doubler les retardataires aux mauvais endroits, et perdre une demi-seconde. A la fin, je me suis dit qu'il fallait voir l'arrivée.
Y avait-il une différence entre les "medium" et les "tendre" ?
L.H. : Il y a toujours une différence. En tests (la semaine précédant le grand prix), les plus tendres développaient beaucoup de grainage. Là, il y avait moins de grainage mais plus d'effritement ou de bullage. Mais les pneus étaient super, spécialement les "tendre".
Fernando vous a repris des points sur les derniers grands prix. Comment voyez-vous cette lutte ?
L.H. : Il a fait un boulot fantastique lors des deux dernières courses, j'ai eu deux contre-temps avec mes pneus et ce week-end, il est allé plus vite que moi. Mais lors de la dernière course (Turquie), j'étais plus rapide tout le week-end. A chaque course, c'est une histoire un peu différente.
Eurosport
