Ferrari revient fort
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Trois partout ! Après douze courses, les quatre hommes forts du championnat comptent trois succès chacun, depuis que Felipe Massa est revenu, dimanche en Turquie, à la hauteur de son équipier de Ferrari, Kimi Räikkönen, et des comparses et néanmoins rivaux de McLaren, Lewis Hamilton et Fernando Alonso.
Comme l'an passé, le Brésilien au joli casque jaune, vert et bleu, a confirmé sa pole position par une éclatante victoire, la 5e de sa carrière, sur 58 tours révélateurs de l'Istanbul Park, dont le développement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre est l'une des spécificités, avec le virage 8, un triple gauche imposant 4.5 G en latéral, pendant sept secondes. Cette année, le pilote managé de Nicolas Todt s'était imposé aux Grands Prix de Bahreïn et d'Espagne.
Engouffré le premier dans le esse en descente suivant le signal de départ, le Pauliste de 26 ans n'a jamais été réellement inquiété par l'autre F2007, que Räikkönen a judicieusement glissé devant la MP4-22 de Hamilton. Dès lors, "Robot Raikko" s'est contenté de seconder son complice, s'interdisant toute man&oeliguvre déraisonnable au regard de la situation de la Scuderia, laborieuse lors de la précédente sortie, en Hongrie. "Nous avions une très bonne voiture, malheureusement c'est difficile de doubler de nos jours en Formule 1", a soupiré le Finlandais. "Pfff... la course était jouée en fait depuis hier. Ça ne servait à rien de pousser, de rouler près", a-t-il ajouté, dans un constat fatigué.
Hamilton malchanceux
Les Ferrari parties pneus "medium", McLaren pouvait toujours escompter une meilleure résistance de ses "dur" sur la longueur d'un relais. Mais les Rouges avaient fait le bon choix. "Nous avons un peu fait un pari mais c'était un risque calculé car, spécialement au départ, on sait que les gommes plus tendres sont meilleures" , a épilogué Massa. "Nous avons pris un départ fantastique, Kimi a passé Lewis. Nous avions un très rythme", a-t-il résumé.
Dès les premiers hectomètres, McLaren a effectivement attaqué une course perdue d'avance, d'autant plus pénible avec un Alonso coincé en 6e position derrière les BMW, légères et agressives, de Heidfeld et Kubica. L'Espagnol a gagné une place lorsque Kubica a observé un arrêt précoce, puis a fait sauter le bouchon Heidfeld au premier arrêt au stand. "Nick a été très régulier, il a très bien piloté", a reconnu l'Ibère. "J'ai attendu le pit stop et j'ai été chanceux de le passer au premier arrêt. Ma course a commencé là, mais j'étais déjà une demi-minute derrière tout le monde (Massa, Räikkönen et Hamilton). J'ai donc poursuivi sur mon rythme, en étant constant, sans faire d'erreur, en attendant un miracle. Il s'est seulement produit avec Hamilton, et j'ai pris place sur le podium."
Effectivement, la malchance a frappé l'Anglais au 43e tour, lorsque le pneu avant droit de la N.2 de Woking est parti en lambeaux, au virage 9. Dans son malheur, Hamilton n'a finalement perdu que 30 secondes, et deux rangs. Il a terminé 5e, non sans avoir du gérer l'inconfort de sa machine et le retour de Heikki Kovalainen (Renault), auteur d'un grand prix brillant. "C'est la première course depuis longtemps où nous avons effectivement été compétitifs face aux BMW et j'ai la sensation que nous sommes à nouveau dans la course !", s'est félicité le patron, Flavio Briatore.
Au championnat, Hamilton ne compte plus que 5 points d'avance sur Alonso, mais encore 15 sur Massa et 16 sur Räikkönen. Néanmoins, Ferrari se trouve dans une forme ascendante, comme le montre la pression exercée sur McLaren au championnat Constructeurs. Onze points séparent simplement les deux équipes avant le prochain rendez-vous, à Monza, l'antre des Rouges.
Eurosport
