Alonso, pole polémique
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Au terme d'une séance assez tendue chez McLaren et plutôt fébrile chez Ferrari, Fernando Alonso (McLaren) a ravi la pole du Grand Prix de Hongrie à Lewis Hamilton. Pour le plus grand déplaisir de Ron Dennis.
Ron Dennis va encore avoir du mal à dormir cette nuit. La réputation de son équipe, McLaren, était déjà mise en cause depuis plusieurs semaines pour son rôle dans l'affaire d'espionnage Coughlan/Stepney. Voilà que le fier patron anglais doit maintenant faire face à une contestation venue de l'intérieur&hellip Comment, autrement, interpréter le geste rageur qu'il a montré en jetant ses écouteurs à l'instant même où Fernando Alonso venait de ravir la pole position du Grand Prix de Hongrie à Lewis Hamilton, samedi, sur le Hungaroring.
Une sournoise manouvre de l'Espagnol serait visiblement à l'origine de l'ire du boss, à l'issue de la troisième partie de la qualification de la 10e manche du championnat du monde. Le double champion du monde est soupçonné au sein de sa propre équipe d'avoir délibérément patienté, à deux minutes de la fermeture de la piste, avant de repartir de son stand pour attaquer son tour de lancement, et enchaîner sur une ultime tentative contre la pole. Il aurait donc imposé un timing plus contraignant à son équipier Lewis Hamilton, resté derrière plusieurs secondes derrière la MP4-21 N.1, avant de chausser des pneus type "très tendre". Le jeune anglais, leader du championnat du monde, n'a donc eu que très peu de temps pour chauffer correctement ses gommes, particulièrement sujettes au grainage au Hungaroring, et dont le potentiel s'est parfois évanoui lors des entraînements avant la fin même de l'unique tour chrono.
"C'était le choix de l'équipe de me retenir", a affirmé Alonso, inexplicablement immobile de longues secondes alors que le proposé à la "sucette" l'invitait à laisser la place à Hamilton. A la question : "Savez-vous ce qui s'est passé ?", Hamilton a répondu : "Demandez ça à l'équipe".
Souce:Eurosport
