Silverstone team par team
GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1
Ferrari - Räikkönen P1, Massa P5
Sans une faute dans le dernier virage, Räikkönen aurait décroché la pole. Un choix de pneus décalé à l'attaque de la course, puisque comme à Indianapolis il est parti avec le composé le plus tendres, le "medium". Il a même fait les deux premiers relais avec pour finir en "dur". La même tactique gagnante qu'à Magny-Cours : l'essence qu'il avait en réserve juste avant son 2e pit stop (6 tours !) lui a permis de ressortir devant Alonso. Comme en Australie, Massa a dû partir dernier. Cette fois, c'est le moteur qui a inexplicablement calé sur la grille, alors que le Brésilien a dit avoir respecté la procédure de mise en température. Au championnat, Räikkönen prend la 3e place à Massa. Depuis le GP de France, le Finlandais a repris 8 points à Hamilton. Au Mondial Constructeurs, Ferrari n'a pas traduit sa supériorité de 0.5 sec par tour dans le Northamptonshire, en marquant 14 points soit autant que McLaren.
McLaren - Hamilton P3, Alonso P2
Dennis avait bluffé en expliquant que McLaren avait "flatté" Ferrari en courant en France sur un mode conservateur. Les MP4-22 n'avaient rien de plus à Silverstone et ce sont les pilotes qui ont pris sur eux pour entretenir l'euphorie du tout Silverstone. Hamilton s'est dépouillé dans son dernier tour qualif, en repoussant ses limites dans "Copse". Les 0.15 sec gagnés ont fait la différence pour une pole en trompe-l'oeil face à Räikkönen, fautif et surtout plus chargé en essence. Une place de plus dans les livres d'histoire pour Hamilton, auteur de la 1ère pole d'un British à Silverstone depuis Damon Hill en 1996, et de la 50e pour l'association McLaren-Mercedes. En course, LH a mené, commis une "petite erreur' en voulant repartir trop vite de son stand puis il a été éteint par un mauvais train de "dur" dans le 2e relais. Il a aussi avoué avoir galéré en réglages, surtout dans le secteur 1. McLaren a dopé la MP4 d'Alonso avec un réservoir léger pour le second relais, mais Räikkönen fût bien trop fort. En fait, la McLaren usait beaucoup trop les "medium" et les pilotes ont pris deux fois des "dur", contraints et forcés.
BMW - Kubica P4, Heidfeld P6
Promu 4e sur la grille suite aux déboires de Massa, Kubica a sans problème tenu le Brésilien -pourtant plus rapide- derrière lui dans les derniers tours. Le Polonais mérite bien la prolongation de contrat (2008) annoncée au Nürburgring. Heidfeld agacé. "La 9e position est mon plus mauvais résultat de la saison. Je n'ai pu tirer la quintessence de mes pneus surtout en début et en fin de run, quand ils commencent à s'user", maugréait l'Allemand, samedi après-midi. Il a passé les Renault au 1er pit.
Renault - Kovalainen P7, Fisichella P8
Le Finlandais et l'Italien ont doublé au départ Schumacher (Toyota) mais n'ont pas résisté au retour de la fusée Massa (Ferrari) et de Heidfeld (BMW). Kovalainen a avoué une faute en qualification qui l'aurait peut-être placé un rang plus haut. Battu, l'Italien a évoqué des problèmes de freins qui lui ont coûté "quelques dixièmes". Encore une double défaite face à BMW. Du travail encore pour les Bleus, maintenant à 25 points de la 3e place : Kovalainen a constaté une dégradation accélérée de ses "dur" à l'arrière, alors que Fisichella a développé les mêmes symptômes en "medium".
Honda - Barrichello P9, Button P10
Barrichello 14e sur la grille mais très satisfait des réglages de la RA107 et de son équilibre. Mauvais timing pour Button, n'a pas passé le cut, d'abord gêné par une BMW puis qui a gentiment laissé passer Davidson, qui a ruiné sa 2e tentative en sortant de la piste devant lui, déclenchant un drapeau jaune. Honda a été la seule équipe à expérimenter l'arrêt unique en course, pour ses deux pilotes. Ils ont échoué à la porte des points. Barrichello a parlé de "l'une de ses meilleurs courses à Silverstone". Button sans grip à l'arrière et sous-vireur.
Williams - Rosberg P12, Würz P13
Un problème de transmission qui a coûté 15 à 20 km/h en ligne droite à Rosberg en Q1, et sa première défaite de la saison dans l'exercice face à Würz. Qualiffié 17e, l'Allemand était déjà 12e au 3e tours. Mais il s'est fait taper et sortir sans ménagement par Coulthard, au 10e tour. Würz également à l'arrivée après un choc avec une auto made in Red Bull, la Toro Rosso de Speed. Son pari des "medium" avec beaucoup d'essence l'a privé d'une bonne traction.
Toyota - Trulli Ab, Schumacher Ab
Schumacher pour la première fois mieux qualifié que Trulli cette saison, et de quelle manière : 6e ! "La voiture semble beaucoup mieux me convenir ce week-end puisque je peux en faire ce que je veux", déclarait l'Allemand, après la qualif. Il a dû s'arrêter en course sur un problème de roue avant gauche. L'Italien a vécu un week-end étrange comme il en a parfois eus chez Renault, en 2004. "J'ai bataillé avec le set-up et j'ai trouvé très difficile de maîtriser la voiture", confiait-il samedi. "Tu n'as pas de grip devant ou derrière ?", lui a demandé son ingénieur en course. "Partout !", a répondu l'Italien, avant de renoncer, impuissant face à la dégradation rapide et massive de ses enveloppes.
Red Bull - Webber Ab, Coulthard P11
Coulthard a reconnu son agressivité mal placée à l'endroit de Rosberg, heurté et envoyé dans l'herbe au 10e tour. Voiture peu efficace : "Elle développait beaucoup de survirage et elle n'était pas dans le coup", a noté DC. Parti chargé, Webber a abandonné sur un problème hydraulique qui a contaminé la boîte de vitesses, la direction assistée, l'accélérateur : "la totale quoi !", a-t-il résumé.
Super Aguri - Sato P14, Davidson Ab
Sato perplexe samedi : "Nous devons trouver ce qui cloche. La voiture ne marche pas bien et je ne me sens pas à l'aise". Du sous-virage à haute vitesse dans le premier relais car a dû passer sur le mulet au dernier moment. Davidson a manqué de rythme en qualification sur un circuit où il n'avait plus couru depuis 2001 et a surtout commis une grossière faute en Q1, à l'entrée du Complex. Il a renoncé à cause d'une suspension arrière faussée qui faisait talonner sa voiture et la rendait même dangereuse.
Spyker - Albers P15, Sutil Ab
Les deux Spyker n'ont encore une fois pas passé le cut en qualif. Moteur pour Sutil. Albers n'a pas démérité. Content de l'équilibre de son auto, il a quand même fini à 2 tours.
Toro Rosso - Speed Ab, Liuzzi Ab
Le minimum syndical en qualif, avec Speed 15e et Liuzzi 16e. L'Etasunein a avoué l'étrange malaise : "Quand arrive le moment des qualifications, nous avons un peu plus de mal. Peut être attaquons-nous trop fort en essais libres, et la voiture n'a plus grand chose pour la qualification. L'Italien se fait lui aussi du soucis pour sa place l'an prochain (Vettel et Bourdais rodent…) et n'a pas manqué de se dédouaner avec le traditionnel trafic et un problème de boite de vitesses. Un nouveau double abandon dimanche. Speed a irrité Alonso en ne laissant pas le passage libre. Quand ce fût fait, Würz a provoqué sa perte - suspension avant cassée- en voulant s'infiltrer.
