Grand Prix : déclarations
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Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes après le Grand Prix de Monaco, dimanche, à Monte-Carlo.
Fernando Alonso (McLaren, vainqueur) : "Cela a été une très agréable surprise de voir la compétitivité de l'équipe ce week-end. J'ai remporté 16 grands prix dans ma carrière mais je n'avais jamais gagné avec plus d'une minute sur le 3e. Cela a été la victoire la plus facile et probablement la plus sympa jusqu'à présent pour moi."
Lewis Hamilton (McLaren, 2e) : "J'ai touché plusieurs fois les rails dans cette course mais nous avons assurément une voiture solide. L'équipe a fait du bon boulot, comme d'habitude. C'était dur, j'ai essayé de le suivre du plus près possible mais je savais qu'une fois juste derrière, ce serait très difficile de passer. J'ai donc fait en sorte de maintenir une pression suffisante. La prochaine fois, peut-être... Fernando est double champion du monde, il ne fait quasiment aucune erreur. J'ai essayé d'être le plus agressif possible dans le trafic, tout en étant sûr. Je voulais finir la course avec le plus de point possible à ma portée."
Vidéo: Hamilton, une classe à part
Felipe Massa (Ferrari, 3e) : "McLaren a imprimé un rythme incroyable. Même si j'avais attaqué à 150 pour cent, cela aurait été la même chose. Il n'y avait rien à faire contre eux. Il n'y avait juste à espérer une erreur de leur part, un abandon, quelque chose comme ça. J'ai juste pensé à finir 3e. L'écart est un peu plus grand mais en même temps, 5 points ce n'est rien du un championnat comme celui-là. Avec notre package, nous étions incapables de les rattraper. En début de course, j'avais le même rythme que Lewis, en revanche Fernando était plus vite. Ce fût la clé pour lui. Il a pu créer un écart et piloter un peu plus facile. Quant à moi, j'ai été avec Lewis pendant une quinzaine de tours, puis j'ai rencontré du trafic. Je suis resté trop longtemps derrière Trulli, Davidson, qui a été pénalisé pour ça. Ça a détruit ma course. Les McLaren s'échappaient et moi, j'étais bloqué dans le trafic. J'ai fait mes deuxième et troisième relais et pneus "très tendres" car il nous fallait tenter quelque chose. Mais au bout du compte, ça n'a rien changé (par rapport à des gommes "tendres"."
Kimi Räikkönen (Ferrari, 8e) : "Nous savions que nous devions gravir une montagne et c'est ce qui s'est passé. J'ai pris un bon départ, me hissant au 12e rang. Mais à partir de là, j'ai été presque tout le temps enfermé dans le trafic, sans chance de dépasser. Je n'ai jamais eu une piste dégagée devant moi et c'est grâce à la stratégie que j'ai pu gagner encore quelques places pour rentrer dans les points."
Luca Baldisserri (Ferrari, responsable de l'activité piste) : "Nous n'avons jamais été suffisamment compétitifs pour gagner. Nous avons tenté de changer des choses concernant Felipe, en lui montant les pneus les plus tendres au 1er pit stop, mais ça n'a pas payé. Nous devons étudier pourquoi nos rivaux nous ont battus."
Giancarlo Fisichella (Renault, 4e) : "La voiture avait plus de grip grâce à notre nouvel aileron avant et elle s'est montrée aussi beaucoup plus constante. Je suis satisfait de ma course, j'ai attaqué tout au long de mes deux premiers relais jusqu'à ce que nous soyons sûrs que ma position soit sécurisée. C'est très bien de finir devant les BMW pour la première fois de la saison."
Heikki Kovalainen (Renault, 13e) : "C'est un week end à oublier en ce qui me concerne. J'ai été bloqué par Coulthard dans mon premier relais et même si je l'ai passé au moment des ravitaillements et si j'ai attaqué ensuite, je n'ai pas réussi à revenir sur les voitures qui me précédaient. Ensuite, en ce qui concerne mon souci moteur, quelque chose s'est produit et j'ai perdu toute la puissance."
Flavio Briatore (Renault, directeur général) : "Giancarlo s'est montré très performant tout le week-end et je tiens à le féliciter pour sa 4e place. Du point de vue de l'équipe, ce résultat est encourageant et nous nous rapprochons des écuries de tête pour retrouver notre niveau normal de performance. Nos progrès se confirment et nous avançons dans la bonne direction. Le bénéfice de cette progression revient aux gens de l'usine qui ont travaillé nuit et jour ces dernières semaines. Il y a encore du chemin à parcourir et nous espérons progresser de la sorte à chaque course. J'ai confiance ; la situation continuera de s'améliorer pour nous."
Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Après le problème de Heikki en qualifications, il semblait clair de partir sur une stratégie à un arrêt mais sur un circuit comme Monaco, il est difficile, on le sait, de remonter. Notre stratégie a été quelque peu compromise par un arrêt un peu tôt, en raison d'une perte de pression à un pneu arrière suite à un léger contact avec le rail. Mais il a surtout eu une perte de puissance moteur dans son dernier tour et nous devons maintenant chercher à comprendre l"origine de ce problème. Au final cela reste un week end encourageant pour nous, nous tâcherons de confirmer cette amélioration lors des prochaines courses."
Robert Kubica (BMW, 5e) : "Je ne pense pas que notre stratégie à un arrêt était la bonne. Nous espérions des périodes sous safety car, qui ne sont jamais venues. A la fin, un problème de capteur m'a privé de traction control un long moment."
Nick Heidfeld (BMW, 6e) : "Du fait de ma notre stratégie à un arrêt, je devais passer Webber au départ, ce que j'ai fait. J'ai pu passer Rosberg, même si nos voitures se sont touchées dans le virage 1 mais la mienne n'a pas été endommagée. Au début de mon 1er relais, j'ai eu des problèmes avec mes pneus 'très tendres', mais plus tard ça s'est amélioré. Lors de mon second relais, j'ai perdu du temps pour laisser passer les McLaren. Cela a suffi à Robert pour me passer au pit stop."
Rubens Barrichello (Honda, 10e) : "Je suis déçu de ma 10e place, car je pensais que nous avions des chances de gagner des points, mais nous n'en avons pas eu l'occasion. Après mon premier ravitaillement, j'ai été bloqué par Würz et je n'ai pas réussi à me dégager pour les tours restants. J'ai été un peu plus rapide que lui et si j"avais pu le dépasser à ce moment-là, j'aurai eu une chance de combler l'écart et de me rapprocher des points, mais c'était vraiment impossible de le doubler."
Jenson Button (Honda, 11e) : "Ce fut une course difficile. Je me suis retrouvé coincé dans le trafic durant les trois parties de la course et n'ai pas fait une seule ligne droite, je n'ai donc pas pu tirer le meilleur parti de la stratégie."
David Coulthard (Red Bull, 14e) : "Malheureusement, j'ai rentré dans Tonio [Liuzzi] et endommagé mon aileron avant et le déflecteur latéral de la voiture, j'ai donc eu du sous-virage tout la course. Nous avons discuté de changer ou pas l'aileron au pit stop et nous avons décidé de garder celui en place car le changement allait prendre beaucoup de temps. A l'arrivée, nous avons vu que le déflecteur été cassé."
Mark Webber (Red Bull, abandon - boîte de vitesses) : "J'ai eu différents problèmes. Un souci d'allumage moteur, qui n'était pas fantastique au passage du S de la piscine, mais je faisais avec. Puis, en descendant le 3e rapport, j'ai perdu toutes les vitesses. J'ai essayé de continuer mais le faire trop longtemps m'aurait envoyé dans les rails."
Jarno Trulli (Toyota, 15e) : "La voiture a failli caler au départ. J'ai fait du bon boulot en récupérant l'embrayage et en m'élançant. Mais j'ai perdu beaucoup de places et dès le début j'ai simplement dû rester en contact avec les voitures qui me précédaient. Puis les freins ont commencé à chauffer comme ils l'avaient fait en qualifications."
Ralf Schumacher (Toyota, 16e) : "J'étais englué dans le trafic dans les premiers tours. Notre rythme lorsque la piste était dégagée devant nous n'était pas si mauvais. L'équilibre de l'auto était assez bon plus tard dans la course et j'ai pu attaquer un peu plus."
Takuma Sato (Super Aguri, 17e) : "Comme c'est typique à Monaco, j'ai été pris dans le trafic plusieurs fois et ca a été dramatique pour ma vitesse. A cause de ça, j'ai manqué l'opportunité d'améliorer ma position.”
Anthony Davidson (Super Aguri, 18e) : "Finir est déjà un accomplissement en soi. Dans le N.1, j'ai tapé une Renault, ce qui a fait un trou dans mon museau. Mais ça n'a pas trop affecté la compétitivité de ma voiture. Puis, vers la mi-course, j'ai été bloqué derrière Trulli, et Massa me rattrapait lentement, 0.2 sec par tour, et j'attendais qu'il soit près de moi pour le laisser passer. J'allais le laisser passer quand j'ai eu un drive through. Il était deux secondes derrière moi à cet instant. Je pense donc que ce n'est pas juste. J'ai toujours été réglo dans le trafic et je pense que d'autres ne l'ont pas été. On a peut-être voulu faire un exemple avec moi."
