Hamilton impopulaire
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Les oreilles de Lewis Hamilton ont sifflé, jeudi à Shanghai. L'Anglais n'a pas été ménagé par Fernando Alonso (Renault) ni Robert Kubica (BMW).
La conférence de presse officielle organisée jeudi par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) a relevé une nouvelle fois la fracture qui existait entre Lewis Hamilton et ses collègues. Son vieil ennemi Fernando Alonso (Renault) et Robert Kubica (BMW) n'ont pas manqué de pointer le comportement à la limite du fair play du Britannique, sanctionné encore une fois lors du dernier Grand Prix pour un freinage kamikaze sur le champion du monde en titre.
"Quand un pilote en dépasse un autre en coupant sa trajectoire sous son nez, c'est assez dangereux, surtout si quelqu'un a ralenti derrière", a souligné le Polonais, qui avait adressé des critiques à peine voilées en direction de l'Anglais, au Japon. "J'ai eu un accident dans une situation similaire au Canada (ndlr : en course, en 2007) et je sais ce que ça veut dire quand une roue avant heurte une roue arrière (ndlr : celle de la Toyota de Trulli à l'époque) et de mon point de vue c'est assez dangereux. Je dis juste ceci : quand rien n'arrive ça va, mais quand quelque chose se passe c'est là que tout le monde réalise. C'est tout. Nous en avons discuté. Je n'ai pas fait de commentaire sur Lewis (ndlr : à Fuji), j'ai juste dit que qu'en général ce genre de manœuvre était assez dangereux, spécialement sur le mouillé. C'est tout".
De son côté, le champion du monde 2005-2006 espagnol a redit qu'il ne roulait pas pour Hamilton : "C'est avec Robert [Kubica] que j'entretiens les meilleures relations. J'aimerais le voir gagner le championnat mais je sais que c'est assez difficile en raison des performances de sa voiture, etc, et que ce sera dur de récupérer 12 points". Alors, comme à Fuji, il a répété sa préférence pour Massa. "Il apparaît que nous pouvons nous battre de temps en temps avec Ferrari et McLaren, et en premier lieu nous avons besoin d'une voiture compétitive, une voiture 'dure' ici à Shanghai et au Brésil. Si nous y parvenons et que Felipe gagne la course et que je peux être deuxième ou troisième, je serais heureux d'aider Felipe à prendre autant de points que possible", a dit le vainqueur des Grands Prix de Singapour et du Japon…
En écoutant ces propos, Lewis Hamilton a fait le dos rond ou montré un air offusqué. "Jugez-vous votre pilotage dangereux ?" , lui a-t-on demandé. "Pas vraiment", a-t-il répondu. "Allez-vous changer votre façon de piloter ?", a insisté un journaliste. "Non", a-t-il opposé.
