Valence verbatim

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Valence verbatim

Impressions de pilotes avant le Grand Prix d'Europe, 12e manche du Mondial de F1 2008, disputée à Valence, en Espagne.

Lewis Hamilton (McLaren) : "Pour être honnête, je passe ordinairement pas mal de temps entre deux grands prix à analyser les datas et à travailler ma conditions physique. La trêve estivale m'a donné l'occasion de me tenir à l'écart de tout ça pour mieux recharger mes batteries. Jusqu'ici, le championnat est différent comparé à 2007, où c'était très intense et la régularité était incroyablement importante. Cette année, les résultats de chacun ont été plus variés et chaque pilote qui a gagné une course a manqué de scorer au moins en deux occasions. Ça rend les bons résultat encore plus importants, mais la régularité va devenir crucial au fur et à mesure qu'on va se rapprocher de la fin de la saison".

Heikki Kovalainen (McLaren) : "Le circuit paraît assez rapide. On s'habitue assez lentement aux circuits urbains, qui comportent généralement beaucoup de virages lents ou moyennement rapides, et de très courtes lignes droites. Là, c'est presque l'opposé : il y a des portions et des esses rapides, deux lignes droites correctes. Il est trop tôt pour dire s'il y aura des opportunités de dépassements, mais il y a deux épingles où ça paraît possible".

Robert Kubica (BMW) : "Je suis un grand fan des circuits urbains en général. Ils sont très exigents car souvent bosselés et le revêtement change. Une faute conduit aisément dans un rail. Néanmoins, Valence ne sera pas un circuit entièrement urbain car il comprend beaucoup de zones de dégagements pour des raisons de sécurité. La FIA fait beaucoup d'efforts là-dessus et c'est bien. Sur un circuit en ville, c'est primordial d'avoir un bon set-up de base pour piloter facilement. Comme on progresse pas en pas au niveau chronométrique, on ne peut se permettre de piloter de façon sauvage. Question trajectoire, il faut une approche graduelle. C'est très important de faire le tracé à pied avant de rouler la première fois afin d'avoir un feeling de la surface et du dessin de la piste".

Nick Heidfeld (BMW) : "Je me réjouis toujours de courir sur un nouveau circuit. Valence va être un authentique circuit urbain dans le sens où il est développé en centre ville, pas comme Melbourne ou Montréal. En termes de charmes et de challenges, on sera plus proche de Monaco".

Willy Rampf (BMW, directeur technique) : "Si on compare Valence à Monaco, on parle de deux circuits en ville mais avec des caractéristiques distinctes et des défis très différents pour les voitures. A Valence, nous ne roulerons pas avec autant d'appui qu'à Monaco".

Jarno Trulli (Toyota) : "La piste a l'air terrible et l'endroit fantastique. J'aime les nouvelles pistes, les nouveaux challenges".

Timo Glock (Toyota) : "J'ai le sourire depuis la Hongrie. Ce fût un résultat incroyable et un sentiment fantastique. J'ai fait plein de courses en ville lorsque j'étais en ChampCar, et cette saison-là presque toutes les pistes étaient nouvelles pour moi. J'ai donc appris à m'adapter rapidement".

Fernando Alonso (Renault) : "C'est un sentiment tellement fort de pouvoir courir dans son pays, devant ses compatriotes que je suis content de pouvoir le vivre deux fois cette année ! J'avais dû abandonner à Barcelone alors que nous faisions une belle course, j'espère cette fois pouvoir concrétiser un solide résultat, d'autant que le circuit sera une découverte pour tous les pilotes du plateau (...) Il faudra juste faire en sorte de trouver ses marques et les réglages plus vite que les autres pour tirer son épingle du jeu !"

Nelson Piquet (Renault) : "C'est un circuit routier, ce sera donc forcément délicat mais d'autant plus intéressant également ! C'est toujours plus difficile de découvrir un nouveau circuit mais comme je l'ai dit, ce sera cette fois le cas de toutes les équipes et de tous les pilotes du plateau".

Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Notre niveau de performance en Hongrie nous a montré que nous progressons dans la bonne direction et cela me porte à croire que nous pouvons décrocher cette quatrième place au championnat avec la troisième voiture la plus rapide du plateau ! Nous avons assisté à un week-end décevant de la part des BMW et au contraire un bon pour Toyota mais je ne crois pas que la hiérarchie ait radicalement changé pour autant. Il y a des tendances qui se dégagent : BMW semble en légère perte de vitesse, Toyota au contraire progresse. On ne peut pas pour autant dire que les récentes courses changent quoi que ce soit aux forces en présence mais cela confirme certainement ces tendances".

Fabrice Lom (Renault, responsable de l'exploitation des V8 pour Red Bull) : "Avec ses virages lents, Valence mettra l'accent sur l'arrivée de la puissance dès le bas régime. Il semble aussi que ce circuit ne soit pas très dur envers les moteurs. C'est une bonne nouvelle pour les équipes qui, comme nous, utiliseront des V8 ayant déjà disputé le Grand Prix de Hongrie".

Jenson Button (Honda) : "Nous avons un simulateur à notre base britannique (Brackey), comme la plupart des équipes, et y passer du temps à apprendre le circuit a été vital. Avec le simulateur, on n'a pas un feeling complet de la voiture mais on apprécie plutôt bien les distances et les points de freinage".

Rubens Barrichello (Honda) : "Une nouvelle piste brasse toujours le peloton et donne l'opportunité au pilote d'avoir un impact très important avec son feedback pour corriger le set-up".

Ross Brawn (Honda, directeur) : "L'un des aspects clé est que l'endroit est très venteux. C'est pour ça que la Coupe de l'America s'est tenue ici. Trouver le bon équilibre va être assez compliqué. Ce week-end à Valence va être fascinant d'un point de vue engineering".


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Publié dans SAISON 2008

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