Hockenheim à la loupe
Voici tout ce qu'il faut savoir sur le Grand Prix d'Allemagne, disputé ce week-end, sur le circuit de l'Hockenheimring.
STAT
McLaren n'a plus gagné à Hockenheim depuis 1998.
ILS ONT DIT
Lewis Hamilton (McLaren) : "La pression est permanente car il y a toujours nécessité de gagner. En Formule 1, votre niveau est celui de votre derrière course et Silverstone était déjà oublié le mardi lorsque j'ai testé à Hockenheim. Cependant, une victoire enlève généralement de la pression car elle permet toujours d'aller encore plus de l'avant sans regarder les problèmes rencontrés dans les courses précédentes. Mais nous ne pouvons pas être complaisants. Nous allons devoir encore pousser fort again en Allemagne ce week-end. C'est un circuit dont on s'accommode assez vite, et ça va aider tant la voiture est géniale en ce moment. Il comporte un peu de tout et c'est sympa de jeter la voiture dans certains virages à haute vitesse, comme le N.1 et le N.12".
Heikki Kovalainen (McLaren) : "Le nouveau capot moteur a été dessiné pour améliorer l'aéro spécialement dans les virages rapides et nous avions senti que c'était un avantage. Mais c'est trop tôt pour le dire ; peut-être qu'Hockenheim n'était pas le meilleur endroit pour essayer ce nouvel aileron, et nous devons voir s'il est affecté par le vent de travers car c'était assez venteux lors de ce test. Cependant, nous ne semblons pas avoir été gênés par le vent. C'est vraiment encourageant pour le futur".
Felipe Massa (Ferrari) : "Je ne suis pas inquiet des critiques survenues après le Grand Prix de Grande Bretagne. J'en ai essuyées beaucoup avant et elles ne m'ont jamais affecté. L'opinion des gens à l'extérieur de l'équipe ne compte pas tellement, spécialement quand ils disent un jour qu'on est un phénomène et le suivant qu'on est un raté : dans aucun cas je ne me laisse influencer. J'ai pris le relais de Kimi dans la voiture lors du dernier jour des tests (à Hockenheim). Les conditions météo étaient parfaites, pour une fois estivales. J'ai fait pas mal de tours, la F2008 était très bien réglée avec les deux types de pneus ("medium" et "dur"), aussi bien pour les runs courts que longs".
DIFFICULTES ET CARACTERISTIQUES
La F1 revient à Hockenheim après une pause d'un an. Jusqu'en 2001, les monoplaces se tenaient cachées dans la partie forestière. Trop longtemps. Alors, Hermann Tilke a ramené l' "Hockenheimring Baden Württemberg" de 6,825 à 4,574 km, pour porter le spectacle de 45 à 67 tours. L'architecte préféré de la FIA a créé deux zones "chaudes", chacune aux extrémités de la Parabolika, un arc de 1,38 km avalé en 17 secondes. Au bout, une large étendue goudronnée accueille les plus hardis en difficulté, à 320 km/h. Mais le reste est assez monotone.
Le formatage général des circuits permet quand même à l'Hockenheimring de maintenir un taux d'accélérateur à fond sur 63% d'un tour. Un chiffre cependant en trompe l'oeil car on reste bien loin de la magie d'antan.
Beaucoup de virages à basse vitesse : du couple moteur disponible à bas et moyen régimes et une excellente traction sont des agréments essentiels. Question suspension, "il s'agit d'opter pour un réglage assez souple puisqu'il n'y a pas de changement de directions particulièrement rapide sur ce circuit. On opte généralement pour un train avant plus dur, afin de donner au train arrière une meilleure motricité pour la sortie des virages lents tout en conservant une bonne stabilité de freinage, qui sera essentielle pour pouvoir dépasser, dans le virage numéro 6 par exemple", explique-t-on chez Renault.
Source: Eurosport.fr