Renault peut y croire
Après des essais prometteurs à Montmelo mi-avril, Renault était très attendu au Grand Prix d'Espagne. Après un début de week-end marqué par des essais concluants et la qualification en première ligne de Fernando Alonso, l'abandon des deux monoplaces a laissé un goût amer.
Flavio Briatore avait prévenu, ses pilotes disposeraient d'une voiture pour se battre pour le podium dès le GP d'Espagne. Force est de constater que les espoirs du patron de l'écurie Renault se sont envolés, du moins pour l'instant. Car si les deux premiers jours se sont avérés intéressants sur le plan des performances avec en point d'orgue la qualification en première ligne de Fernando Alonso, la course a laissé tout le monde sur sa faim.
A commencer par le principal intéressé, Alonso, qui a dû abandonner au 34e tour suite à une panne de distribution selon les premières investigations des motoristes de Viry-Chatillon. "Je suis content car la voiture est très rapide, et ça annonce de belles performances dans les prochains Grands Prix", déclarait ainsi le pilote des Asturies. Malgré ce contre temps, les raisons d'espérer sont nombreuses. D'abord les améliorations apportées sur la R28 ont permis aux pilotes Renault de se rapprocher des meilleurs."Je peux dire qu'à Barcelone dans ces conditions, nous avons probablement gagné 3 dixièmes sur les top teams" , déclarait Pat Symonds, le directeur de l'ingénierie.
"Nous n'allons pas nous arrêter, loin de là"
Bien qu'optimiste sur les capacités de la monoplace, l'ingénieur n'en gardait pas moins les pieds sur terre. "Nous sommes dans la bonne direction, de nombreuses choses fonctionnent et nous devons continuer à travailler dessus. Néanmoins, l'écart est toujours assez grand, très grand même avec Ferrari. Il y a encore beaucoup de travail à accomplir", ajoutait-il.
Avec le nouvel amortisseur et les améliorations aérodynamiques, c'est une série de 19 nouveautés qui a ainsi été ajoutée à la monoplace. D'autres seront mises en place tout au long de la saison, moins significatives mais tout aussi importantes. "Nous n'allons pas nous arrêter, loin de là. Il n'y aura pas 19 améliorations par course, c'est sûr, mais comme toutes les autres écuries, nous n'avons pas l'habitude de stocker les innovations et les sortir toutes d'un coup." Pour le prochain GP en Turquie, les monoplaces aux losanges seront forcément attendues, mais où se situeront-elles?