Ferrari, à juste titre

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Formule 1 GP de Belgique Ferrari, à juste titre
Ferrari, à juste titre

Après à l'exclusion de McLaren, Ferrari s'est assurée le titre mondial Constructeurs 2007 dimanche, avec le doublé de Kimi Räikkönen et Felipe Massa.

Un 15e titre mondial Constructeurs est tombé dans l'escarcelle de la Scuderia, dimanche, à Spa-Francorchamps. Première et deuxième avec Kimi Räikkönen et Felipe Massa à l'issue de 44 tours dépourvus de suspense, Ferrari avait accueilli avec sobriété, il y a trois jours, l'exclusion de McLaren du championnat du monde 2007, "à la lumière de nouvelles preuves, de faits et de comportements d'une nature extrêmement grave et massivement préjudiciable à l'intérêt du sport".

"Satisfaite que la vérité ait émergé" , Maranello n'avait pas jugé nécessaire de rajouter à la polémique. Les plans techniques de son bolide et ses méthodes d'exploitation honteusement pillés par le rival anglais, l'équipe de Jean Todt a depuis eu la classe ne pas remuer publiquement la boue de cette triste affaire, ni ses pilotes d'ailleurs. Le titre des Marques désormais en sa possession, on ne peut cependant s'empêcher de se pencher sur la colonne Pilotes, et s'interroger sur la masse de points injustement abandonnés par Kimi Räikkönen et Felipe Massa à Fernando Alonso et Lewis Hamilton, résignés rivés aux 3e et 4e places dans les Ardennes belges.

A trois grands prix de la fin du championnat, Hamilton n'a plus que deux unités d'avance sur Alonso (97 contre 95) et finalement que 13 sur Räikkönen (84). C'est le mérite de Spa : nous avoir ouvert les yeux sur ce sprint final ouvert entre trois hommes, que l'on avait le tort de réduire à un duo avant cette 14e manche du Mondial. Cela malgré les avertissements du Nordique : "Le titre est encore possible. Je crois encore en mes chances", jurait-il, jeudi. On croyait à de l'auto-persuasion.

"La voiture était très bonne", a souligné Räikkönen, vainqueur pour la troisième fois de suite sur le plus beau circuit du calendrier, après 2004 et 2005. "Je n'ai pas eu réellement de problèmes pendant la course", a-t-il ajouté. "Nous savions que nous serions bien plus forts ici qu'à Monza. Nous savons que nous pouvons rivaliser (avec McLaren) sur des circuits comme Monaco, Monza, Montréal. Ici, la performance dépendait plus de l'aérodynamique et notre voiture est forte dans ce domaine. Donc, tout circuit comme celui là nous convient."

En fait, la F2007 a toujours traversé des week-ends difficiles là où il faut extraire une plus grande proportion de la performance de la relation pneumatiques/piste que de l'aérodynamique même de l'auto. On ignore dans quelles catégories il faut classer Fuji, Shanghai et Sao Paulo, les tracés décisionnaires de 2007, mais le Finlandais jouera sa carte à fond. Avec même un éventuel joker supplémentaire dans sa manche, car le temps est peut-être venu pour Ferrari de ranger Massa à la cause du Viking. Au moment où McLaren ne peut se permettre le moindre arbitrage dans son camp...

Ce fut d'ailleurs plus que limite entre Alonso et Hamilton, à la sortie du virage 1. "Nous sommes-nous touchés ? Non" , a attesté l'Espagnol. Les images semblent pourtant suggérer un contact... Ce ne serait pas dramatique : à leur époque, en 1999, Mika Häkkinen et David Coulthard avaient aussi joué des pontons au départ. Néanmoins, cette petite friction qui a évacué sans ménagement l'Anglais hors piste ne fait que rapprocher un peu plus les modernes de McLaren d'un autre tandem historique, Alain Prost et Ayrton Senna.

Eurosport 

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Publié dans SAISON 2007

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