Championnat 2010
Championnat du Monde de Formule 1
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A moins d'un quart d'heure de la fin des essais qualificatifs, jeudi soir, Peugeot a renvoyé ses 908 chasser la pole d'Audi. Avec succès puisque Stéphane Sarrazin (N.8) a décroché la timballe. Pour la troisième année de suite.
Pour la première fois de l"histoire des 24 Heures du Mans modernes, teams et pilotes n'eurent qu'une seule séance d'essais qualificatifs pour tenter de signer la pole position. Mais suite à l'annulation de la Journée Test et en raison d'une météo exécrable lors des essais libres mercredi soir, il restait encore beaucoup de travail de mise au point avant de penser à chasser la pole. Ce soir, la mission principale des trois équipages du Team Peugeot Total était donc de récolter des données sur les différents types de gommes mise à disposition par Michelin ce week-end et de peaufiner les réglages pour des conditions sèches.
Olivier Quesnel, Directeur de Peugeot Sport : "Etant donné tout le travail qu'il nous restait à faire ce soir, ce n'est qu'après 23h30 que j'ai donné mon accord à Stéphane pour essayer de signer un temps de référence. Je lui avais donné trois tours pour y parvenir, il en a fait cinq je crois, mais je ne lui en veux pas ! Bravo à lui, à tous les pilotes et à toute l'équipe. C'est agréable de voir quatre Peugeot 908 HDi FAP dans le top-five ce soir, mais ce n'était que les qualifs. La seule chose qui m'intéresse, c'est le résultat dimanche après-midi."
Certes, Franck Montagny avait placé la Peugeot 908 HDi FAP N°8 en haut des classements dès le premier quart d'heure, mais ce n'est qu'après avoir effectué tout ce travail de mise au point que les pilotes du Team Peugeot Total ont lancé l'offensive nocturne. A une demi-heure de la fin de séance, Stéphane Sarrazin (Peugeot N°8) s'est approché à moins d'un dixième de seconde du meilleur temps provisoire en ayant été gêné lors de ses deux tentatives dans le dernier secteur.
Stéphane Sarrazin : "C'était très serré avec Audi. J'ai fait un très bon tour, la voiture se comportait très bien et on a un très bon set-up de course. J'espère que Frank [Montagny] pourra s'échapper au départ, comme ça on aura moins de risque d'accrochage".
Stéphane Sarrazin a signé sa troisième pole-position consécutive aux 24 Heures du Mans. Peugeot a pourtant surtout chercher à faire des essais.
Pour la première fois de l’histoire des 24 Heures du Mans « modernes », les pilotes n’ont eu qu’une seule séance pour se qualifier. Mais avec la suppression de la journée tests et la pluie lors des essais de mercredi, les équipes ont surtout cherché à faire des essais jeudi soir.
Entre 23h30 et minuit, les trois Peugeot ont pourtant enchainé des chronos rapides. Stéphane Sarrazin a décroché la pole pour la troisième année consécutive.
"C’est super pour toute l’équipe, mais au-delà de la pole position, je pense que Franck, Sébastien et moi avons bien travaillé sur l’auto " souligne Sarrazin. " L’objectif est de prendre un bon départ samedi et de réaliser une belle course. Nous avons surtout travaillé sur les set-up de course. "
Comme chez Audi, Peugeot affirmait que la chasse à la pole n’était pas une priorité en début de séance. Sarrazin a finalement fait plusieurs tours pour placer la N°8 en haut de la feuille des temps.
"Etant donné tout le travail qu’il nous restait à faire ce soir, ce n’est qu’après 23h30 que j’ai donné mon accord à Stéphane pour essayer de signer un temps de référence " explique Olivier Quesnel, le patron de Peugeot Sport."Je lui avais donné trois tours pour y parvenir, il en a fait cinq je crois, mais je ne lui en veux pas ! Bravo à lui, à tous les pilotes et à toute l’équipe. C’est agréable de voir quatre Peugeot 908 HDi FAP dans le top-five ce soir, mais ce n’était que les qualifs. La seule chose qui m’intéresse, c’est le résultat dimanche après-midi. "
Source: F1-action
Peugeot a mis fin à la suprématie d'Audi en signant le doublé, dimanche dans la Sarthe. Le Lion a dominé pendant 24 Heures et, pour n'avoir rencontré aucun problème majeur, l'équipage de la 908 N.9 composé de David Brabham, Marc Gené et d'Alexander Würz l'a emporté.
Ça y est ! Après une année d'un apprentissage pénible, en 2007, puis une autre plus cruelle, en 2008, Peugeot Sport a garni son palmarès d'une troisième victoire dans la plus grande épreuve d'Endurance du monde en enlevant la 77e édition aux 24 heures du Mans. En 1992, la firme de Sochaux avait gagné et terminé 3e, puis elle avait rempli le podium l'année suivante, avant que Jean Todt ne parte chez Ferrari et que l'équipe de se recompose pour tenter l'aventure de la Formule 1. Dimanche, le Lion a placé deux de ses bolides, des 908 HDi FAP, sur les deux premières marches du podium. Une troisième victoire qui en fait l'égale de Matra Simca (1972, 73, 74).
Comme souvent, les circonstances ont désigné le vainqueur et c'est la voiture qui a passé le moins de temps au stand pour des parties de mécaniques qui l'a emporté, après 382 rotations de 13,629 km. La N.7 accidentée avec la N.17 et retardée de sept tours en début d'épreuve, puis la N.8, stoppée deux tours en début de soirée pour un changement de transmission, samedi soir, ont ainsi laissé le champ libre à la N.9 pilotée par l'Espagnol Marc Gené, l'Australien David Brabham et l'Autrichien Alexander Würz. Pour Marc Gené et David Brabham, il s'agit d'une grande première. A double titre pour Marc Gené, premier Espagnol au palmarès. David Brabham, quant à lui, perpétue une belle tradition familiale : son père, Jack, a été triple champion du monde de Formule 1 (1959, 60, 66), et son frère, Geoff, avait gagné les 24 Heures du Mans 1993 avec… Peugeot.
Pour autant, la N.9 n'a pas attendu l'écrémage. Au contraire, l'équipage a respecté un tableau de marche agressif en stoppant le plus grand nombre de fois (35), contre 32 à la N.8 du trio tricolore Sébastien Bourdais, Frank Montagny et Stéphane Sarrazin, qui avait signé aux essais sa troisième pole de suite.
Dans tout ça, les nouvelles Audi R15 n'ont pas existé par rapport aux Peugeot 908, tant en vitesse qu'en fiabilité. La N.3 des Français Alexandre Prémat et Romain Dumas et de l'Allemand Timo Bernhard a effectué une sortie de route dès le début de l'épreuve puis a rencontré des problèmes de moteur. Quant à la N.2, sa course s'est violemment arrêtée dans un mur samedi à 21h30, ayant échappé au contrôle de l'Allemand Lucas Luhr. Voilà comment la R15 TDI N.1 de l'inoxydable Danois Tom Kristensen, octuple vainqueur de l'épreuve associé à l'Italien Dindo Capello et au Britannique Allan McNish, tenants du titre, a accédé au podium.
La Peugeot 908 N.17 managée par Pescarolo Sport aurait logiquement fini 4e si elle n'avait malheureusement détruite dans un sérieux accident dimanche à 04h00 qui a conduit le Français Benoît Tréluyer à l'hôpital. De fait, le premier accessit en bas du podium est revenu à la Lola Aston Martin N.007 de Stefan Mücke, Jan Charouz et Tomas Enge. Le manque de fiabilité ou des accidents des autres machines anglaises ont fait de la place à l'Oreca-AIM d'Olivier Panis, Nicolas Lapierre et Soheil Ayari et à la Peugeot 908 N.7 de Christian Klien, Pedro Lamy et Nicolas Minassian, respectivement 5e et 6e.
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