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Championnat du Monde de Formule 1

 

 

 


 


Voitures de Légende

Lundi 7 juillet 2008

GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1


La FORD GT 40





En 1963, Ford lance le plus ambitieux, mais aussi le plus coûteux programme sportif de tous les temps avec pour objectif une victoire une victoire au Mans. Un engagement qui fait entrer la course automobile dans son ère moderne et lui offrir une dimension populaire rarement atteinte. Fer de lance de cette offensive, la GT 40 symbolise à jamais cet âge d'or.

A l'aube des années soixante, le second constructeur mondial constate que ses produits ne sont plus vraiment en phase avec les aspirations de sa clientèle. Sous l'impulsion de Lee Iaccoca, son jeune vice-président, Ford décide alors de dépoussiérer son image de marque dans le but de séduire la génération née du "baby boom". Une offensive ciblée avant tout autour de produits plus attrayants (symbolisé par l'immense succès de la Mustang), mais aussi et surtout basée sur de vastes campagnes de communication. Avec pour leitmotiv "gagner pour vendre", les hommes du marketing mettent sur pied le plus ambitieux programme sportif jamais lancé par un constructeur.



Dans un premier temps, ce sont les disciplines typiquement américaines (Nascar, Indianapolis) qui ont la faveur de cet engagement, mais bientôt le terrain de chasse s'élargit aux disciplines européennes où le niveau technologique est nettement supérieur et la concurrence plus relevée. Ford veut ainsi prouver qu'un constructeur américain sait faire autre chose que d'encombrantes berlines et le Championnat du monde des GT créé en 1962 apparaît bien séduisant dans cette optique. Dans un premier temps, Ford va accroître son soutien à Carroll Shelby, dont les Cobra commencent à donner du fil à retordre aux invincibles Ferrari, mais il devient vite évident qu'une victoire au Mans éclipse tous les autres succès ou même une couronne mondiale. Dans cet univers de GT officiellement produits en série, le succès est pourtant exclusivement réservé à une espèce hybride : les "GT expérimentales". Plus rapides et nettement plus performants que les "GT de route", ce sont en fait de véritables prototypes appelés un jour à donner naissance (ou non) à une petite série de voitures de Grand-Tourisme. Personne n'est dupe de cette imposture et chez Ford, il ne fait aucun doute qu'une victoire au Mans passe obligatoirement par la réalisation d'un prototype.




Henry Ford II, en personne, donne le feu vert au projet et 1962 voit la naissance d'un Département des véhicules spéciaux. Sous la direction de Roy Lunn, un ingénieur britannique émigré aux USA, la cellule réalise un premier véhicule : la Mustang 1. Ce "dream car" se présente sous la forme d'un petit roadster à moteur central doté de radiateurs latéraux et d'une fine carrosserie en aluminium. Elégante et innovante, la Mustang ne sera jamais alignée en course, mais elle servira de point de départ à la réalisation du futur prototype. Celui-ci conservera, en effet, une longueur et un empattement identiques et surtout une hauteur de 40 pouces qui lui vaudra l'appellation GT 40. Toutefois, si la parenté est évidente, la genèse de la GT 40 sera bien plus chaotique et compliquée. Henry Ford a fixé l'échéance en 1964 et Iaccoca sait qu'il sera impossible à Ford qui ne possède aucune expérience en la matière, de tenir des délais aussi brefs. Réaliste ou opportuniste, mais surtout disposant des moyens de ses ambitions, Ford sait qu'il peut se payer ce qui ce fait de mieux en matière de sport automobile. Le rachat de Ferrari est envisagé pendant un temps, mais il semble bien aujourd'hui que le Commendatore a profité des circonstances et d'une certaine naïveté de ses interlocuteurs américains, pour faire monter les enchères avec le groupe Fiat. Outre l'humiliation, l'opération se conclut pour Ford par quelques précieux mois de perdus et en mai 1963, le projet est revenu à la case départ.



Il devient urgent de trouver une solution de rechange. Ford se tourne alors vers son antenne britannique très active dans les épreuves "Tourisme" et entretenant d'excellentes relations avec la plupart des constructeurs dont elle assure la motorisation des monoplaces. Lotus, Cooper et Lola sont contactés. Cette dernière ne possède pas la notoriété de ses aînées, mais elle vient de présenter une jolie berlinette à moteur... Ford. Le contrat est signé le 1er août 1963 et en échange d'une somme très confortable, Eric Broadley, l'ingénieur fondateur de la marque, s'engage à travailler exclusivement sur le projet Ford et surtout à ne pas y attacher... son nom. La Lola Mk 6 GT remarquée aux 24 Heures du Mans, reprend du service en septembre et entame une série d'essais intensifs à Monza, tandis qu'un second modèle est expédié chez Ford aux USA pour y être soigneusement étudié. Le recrutement des ingénieurs placés sous la direction technique Roy Lunn et des "hommes de terrain" dépendant de John Wyer, le directeur sportif bat son plein et s'apparente bientôt à une "dream team". Une vaste usine ultra moderne est construite dans un temps record à Slough dans la banlieue de Londres, mais en dépit de ces moyens exorbitants, le temps fait défaut et les équipes doivent travailler jour et nuit pour tenir les délais.





Dans ces conditions extrêmes, le lien de parenté entre la Lola et la Ford sera des plus étroit. Le châssis constitué de caissons en acier est très inspiré de celui de la Lola, tandis que la silhouette compacte de la carrosserie ne peut nier une forte ressemblance, avec notamment ces échancrures de portières sur le pavillon de toit pour faciliter l'accès à bord. Après bien des difficultés sur le plan aérodynamique, la ligne est arrêtée en février 1964 et l'habillage constitué d'éléments de tôle d'aluminium et de fibre de verre est confié à la société britannique "Specialisated mouldings".Comme sur la Lola, le V8-4.2 litres dérivé du bloc de la Fairlane est installé en position centrale arrière et relié à une boîte à quatre vitesses (non synchronisés) Colotti. Démodée et peu fonctionnelle, elle est la seule disponible sur le marché, capable d'absorber une telle puissance, mais faute de temps, Ford n'a pas d'autre choix. Le 14 mars 1964, le premier châssis fabriqué par la société Abbey Pannels de Coventry est livré à l'usine de Slough et l'assemblage final est réalisé en une quinzaine de jours, pour respecter la date de présentation fixée au 1er avril. Après un aller-retour pour un show organisé par le tout puissant service marketing de Ford, la première GT 40 prend le chemin du Mans pour les essais d'avril. Le baptême de la piste sera douloureux. Les premiers essais démentent toutes les données fournies par les précieux ordinateurs tant au niveau de l'aérodynamique que du freinage ou du refroidissement.



Carroll Shelby, le magicien

Autant de problèmes, qui cumulés avec le stress de mois de travail intensif suscitent de graves tensions dans l'équipe. Broadley qui supporte mal l'autorité de Lunn reprend sa liberté un an avant l'expiration de son contrat. La cohabitation entre Wyer et Lunn est tout aussi orageuse. Wyer emporte la première manche en démontrant que l'instabilité de la GT 40 est due à manque d'appui et, soutenu par ses pilotes, réussit à faire monter le becquet arrière que Lunn et ses ordinateurs avaient refusé. La première sortie au Mans se solde par un échec sauvé simplement par le record du tour décroché par Phil Hill. Wyer demande du temps pour développer et fiabiliser des voitures qui ont finalement été construites à la hâte. La direction de Ford ne veut rien savoir et exige des résultats. Wyer ne peut qu'obtempérer et comme il avait prédit, les deux sorties suivantes à Reims et à Nassau tournent à la débâcle. L'état major de Ford est profondément irrité et Lunn tient sa revanche. Il mise sur la puissance et non sur une sophistication toute britannique avec une raisonnement simple : la GT 40 n'est pas parfaite, mais avec un gros moteur 7 litres, elle finira par s'imposer par KO...



Leo Beebe, le nouveau patron de la division "Special Vehicles" lui donne son accord pour la création d'une unité de développement qui prend le nom de Kar-Kraft. Installée à Dearborn, près du siège de Ford, elle prend en charge la préparation des prototypes à moteur 7 litres et la production d'une boîte de vitesses "maison". Rebaptisée Ford Advanced Vehicles, l'antenne de Slough reste sous la responsabilité de John Wyer, mais doit désormais se cantonner à la production et à la commercialisation de la version "Sport". Auréolé de ses succès internationaux avec ses Cobra, Carroll Shelby succède à Wyer à la direction sportive. Sous la direction de Phil Remington, les GT 40 qui adoptent définitivement le moteur 4.7 litres, vont subir de profondes transformations portant en priorité sur une fiabilisation de la transmission (21 points modifiés) en attendant la livraison de nouvelles boîtes ZF, sur l'amélioration du freinage et du système de refroidissement.



Un passage en soufflerie met à jour de graves défaillances aérodynamiques et impliquent le remodelage de toute la partie avant, tandis que des essais intensifs donnent enfin de bons réglages des suspensions. Enfin, toute l'expérience des mécaniciens de Shelby aguerris par plusieurs campagnes de course, permet d'évacuer tous les problèmes de logistiques et de garantir une préparation impeccable aux voitures. Les GT 40 récoltent les fruits de ce travail acharné dès leur première sortie en 1965, en remportant leur première victoire internationale à Daytona. Dans le même temps, la version à moteur 7 litres poursuit son développement. Plus lourde, encore peu stable, elle se révèle néanmoins prometteuse avec sa vitesse de pointe frisant les 340 km/h. En dépit de son peu de développement, Ford décide d'en aligner deux exemplaires aux 24 Heures du Mans 1965 et le duel avec Ferrari, bien relayé par les médias commence à monter à puissance. Porteuse de tous les espoirs de Ford, les 7 litres seront comme prévu très remarquées (pole position, record du tour, course en tête) mais aucune des deux ne terminera. Faillite totale également parmi les quatre GT 40 à moteur 4.7 litres qui succombent toutes, victimes de leur joint de culasse. Ferrari sortait encore une fois victorieusement du combat, mais avait perdu tous ses prototypes dans la bataille et ne devait son succès qu'à la modeste LM alignée par le NART. Le duel Ford-Ferrari ne faisait que commencer. Le géant américain plus obstiné que jamais préparait déjà les armes de sa revanche. Les Ford MkII, puis MkIV encore plus puissantes et agressives finiront par triompher...



Les Ford MkII et MkIV (1966/67)

A l'aube de la saison 1966, Ford annonce clairement la couleur. L'apprentissage est terminé et le constructeur américain sait qu'il peut désormais assouvir sa soif de victoires. La puissance et la loi du nombre jouent en sa faveur, c'est un simple raisonnement mathématique ! En juin, Ford enlève (comme prévu...) sa première victoire au Mans en réalisant un impeccable triplé, mais n'hésite pas à remettre son titre en jeu. Le meilleur est à venir et l'édition 1967 des 24 Heures du Mans, restera à jamais comme la course du siècle.



En dépit de 1965, l'état major de Ford considère que la conception de la 7 litres est saine et qu'elle possède un potentiel plus que suffisant pour triompher des Ferrari. Les voitures ont été simplement catapultées trop rapidement dans l'arène sportive, à cours d'essais et sans une préparation suffisante. Particulièrement instables à haute vitesse, les 7 litres sont donc revues en priorité sur le plan aérodynamique. Baptisée Mark II, la nouvelle mouture se voit doter d'une carrosserie plus compacte (capot avant plus court, poupe plus trapue) et rigidifiée par l'emploi de tôles d'aluminium plus épaisses. Les radiateurs et la circulation d'air sont modifiés, de même que le refroidissement des disques de freins est optimisé avec l'apparition de prises d'air sur les flancs et de conduits périscopiques sur le capot moteur. Les contraintes de freinage imposés par cette voiture de près de 1200 kg capable de dépasser les 300 km/h ne sont pas résolues pour autant. Enfin, à l'instar de Chaparral, Ford décide à son tour d'expérimenter une boîte de vitesses automatique qui présente l'avantage d'être nettement plus légère que la classique boîte manuelle.





Tentée à deux reprises (Daytona et Sebring) l'expérience ne sera pas renouvelée par la suite. Après six mois d'essais intensifs, les Mk II ont sérieusement progressé dans tous les domaines (freinage, tenue de route, refroidissement), mais leur capacité à "tenir" sur de longues distances, reste inconnue. Un triplé aux 24 heures de Daytona, puis un doublé aux 12 heures de Sebring des Mark II, il est vrai alignées en nombre, lève un bon nombre d'inquiétudes, mais ne rassure pas pleinement les hommes de Ford. A Daytona, en l'absence de Ferrari, les Ford n'avaient pas de rivales réellement menaçantes, tandis qu'à Sebring, l'unique Ferrari P3 engagée se montra menaçante alors qu'elle effectuait sa première sortie en course. Faisant l'impasse sur les épreuves européennes (à l'exception de Spa, où une Mk II est battue par une P3), Ford décide de concentrer toutes ses forces sur Le Mans. Aux essais d'avril, les Mk II se montrent les plus rapides, mais la séance est endeuillée par l'accident mortel dont est victime Walt Hansgen. Même si les circonstances de l'accident ne sont pas clairement établies, il n'en demeure pas moins que la tenue de route des voitures américaines est encore perfectible et que la puissante "machine de guerre" peut se gripper.



Un constat aggravé par les débuts jugés décevants de la nouvelle Ford "J" doté d'un châssis inédit en matériaux composites empruntés aux techniques aérospatiales. A l'évidence, la "J" n'est pas prête et Ford décide de reporter tous ses efforts sur la Mk II. En juin, pour la course Ford fait l'étalage de toute sa puissance en alignant pas moins de huit Mark II, dont quatre entièrement neuves, alors que Ferrari ne peut présenter que trois P3. Dès le départ donné par Henry Ford II en personne, les Mk II commencent leur travail de sape et peu avant 2 heures du matin, tout est joué ! La dernière Ferrari P3 vient d'abandonner et la seule incertitude consiste désormais à connaître laquelle des Ford va triompher. Partis en pointe et tournant régulièrement à plus 210 km/h, Gurney-Grant, possèdent une confortable avance, mais doivent renoncer en début de matinée. Miles-Hulme héritent alors du commandement devant l'autre Mk II de McLaren-Amon et dès lors, on voit mal qui pourrait venir leur contester la victoire. Dans ce contexte, Ford qui souhaite donner un aspect spectaculaire à son succès annoncé, voudrait voir ses deux voitures terminer ex-aequo sur la ligne. D'abord favorables, les organisateurs se récusent alors que les consignes sont déjà passées aux équipages. A contre-coeur, Ken Miles laisse remonter à sa hauteur Bruce McLaren et lorsque ce dernier prend une longueur d'avance pour franchir la ligne d'arrivée à 16 heures, il ne bronche pas, se croyant encore assuré du "dead heat". Quelques minutes plus tard, Miles enfonce son bonnet de laine "fétiche" sur ses cheveux gris et tente de masquer sa peine. Pour huit mètres et un obscur point de règlement, il vient de perdre les 24 Heures et ne pourra réaliser le fabuleux triplé Daytona/Sebring/Le Mans... Henry Ford, lui n'éprouve pas d'états d'âme, les hommes doivent s'effacer devant les intérêts de la compagnie... Pourtant, emporté par l'euphorie du moment et envoûté par l'ambiance, il décide de remettre son titre en jeu.



La lutte finale

En 1966, avec sa victoire au Mans assortie des titres mondiaux en catégories Sport et Prototype, Ford a atteint tous ses objectifs. Toutes les équipes techniques travaillant d'arrache-pied depuis près de trois ans n'aspirent qu'à souffler et le nouveau défi lancé par le "Patron" trouble les uns et surprend les autres. La tension s'est relâchée et il ne sera pas facile de remotiver tout ce petit monde. De son côté, Ferrari qui n'est jamais aussi dangereux que dans l'adversité prépare déjà l'arme de sa revanche : la fabuleuse P4. Dès janvier 1967, la superbe italienne signe des performances étourdissantes sur la piste de Daytona et, alerté, Ford se décide à procéder quelques jours plus tard à des essais sur la même piste. Dans des conditions identiques (météo, degré d'humidité, etc,) les Ford Mk II, tout comme une nouvelle mouture de la "J" sont totalement surclassées. En dépit de ces résultats décevants, Ford n'est pas vraiment inquiet et pense refaire "le coup du Mans" en jouant la loi du nombre.





Cette fois pourtant ce sont les sept Ford qui vont s'essouffler à vouloir tenir le rythme des trois Ferrari qui franchissent groupé la ligne d'arrivée des 24 heures de Daytona.



Une fois l'humiliation digérée, Ford va faire preuve de lucidité et d'une incroyable capacité de réaction. La Mk II lourde et massive commence à avouer ses limites et son âge en dépit du montage d'un V8 doté désormais de doubles carburateurs Holley délivrant une puissance de 500 ch (au lieu de 485 ch). Elle subit un lifting (capot arrière modifié et suppression des prises d'air périscopiques, poupe légèrement affinée) et prend l'appellation Mark IIB. Revigorée, mais toujours plus lourde (depuis le montage d'une solide cage/arceau de sécurité), elle prend une belle 2e place à Sebring pour ses débuts. Dans le même temps, Ford a réactivé le programme "J" et en quelques jours seulement la Mk IV a vu le jour et triomphé à Sebring. Une victoire acquise en l'absence de Ferrari, mais riche tout de même de promesses, car la nouveauté a fait jeu égal avec la Chaparral, la voiture la plus rapide du moment. La confiance revient dans le camp Ford qui lance aussitôt la construction de quatre Mk IV pour Le Mans.



En attendant le grand rendez-vous de juin, les deux "Grands" s'évitent soigneusement et ainsi l'édition 1967 des 24 Heures va prendre une dimension exceptionnelle. Les forces semblent plus équilibrées que l'année précédente (quatre Ferrari P4 et trois P3/4 face à quatre Ford MkIV et trois Mk IIB) et le public venu en masse (300 000 spectateurs) ne sera pas déçu.



Dès les essais, Ford donne le ton. McLaren bat de plus de six secondes, le record du tour établi par Gurney l'année précédente et se fait "flasher" à plus de 340 km/h dans les Hunaudières. Nettement moins rapides en pointe (310 km/h), les Ferrari ne peuvent espérer qu'une défaillance des Ford et adopte une prudente tactique de course d'attente. Convaincu que les Ford ne tiendront jamais cette cadence pendant 24 Heures, les Ferrari vont se montrer trop frileuses et lorsque la plus rapide d'entre-elles, la P4 de Scarfiotti-Parkes, passera à l'offensive, il sera bien trop tard. Malgré un accrochage qui décime trois Ford en quelques instants, les ennuis divers et à répétition touchant la voiture de McLaren - Donohue, la Ford de Gurney - Grant semble intouchable et franchit triomphalement la ligne d'arrivée, laissant la première Ferrari à quatre tours. Des 24 Heures du Mans éblouissantes qui marquaient la fin (officielle) de l'aventure Ford en endurance, mais qui refermaient aussi l'une des périodes les plus riches du Sport-automobile.




Source et Documents:caradisiac.com/allsportauto.com
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Lundi 7 juillet 2008

GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1

La Vector bi-Turbo


Voulant concurrencer les sportives italiennes, Gerald A Wiergert, diplômé de l'Art Centre College of Design, de la Ferris State University (Detroit) lance le projet VECTOR, et présente un prototype, non fonctionnel, au Motor Show de Los Angeles en 1972. Son but est de créer une voiture ultra performante vendue à un prix irréaliste : 7 500 dollars.

Le premier prototype roulant date de 1978. Nommé W2 (W pour Wiegert et 2 pour le nombre de turbos), il développe plus de 600 cv en s'appuyant sur un V8 Chevrolet de 5,9L. Sa production débute en 1980 mais le prix est ajusté à la hausse (50 000 dollars puis 125 000 dollars en 1982).

Wiegert dessine ensuite la W8 et les A-WX3 Coupé et Roadster. Conçues à partir de matériaux issue de technologies aéronautiques, les Vector W2 et W8 ont reçu l'approbation de la NASA.

W8 Twin Turbo
 

David Kostka, le bras droit de Wiegert, est chargé du développement de la W8 Twin Turbo, évolution finale de la W2. Fabriquée à 19 exemplaires, elle est mise en vente en janvier 1990, au prix de base de 180 000 dollars (allant jusqu'à 250 000 dollars suivant les options).

L'Avtech WX-3 C, une étude de style de 750 puis 1200 cv - 402 Km/h pour le coupé (chiffre non confirmé), restera à l'état de concept car, faute de clients. Prévue entre 6 à 12 unités par an, elle aurait du être vendu 765 000 dollars (4 Millions de Francs, soit environ 600 000 €) à partir de septembre 1992.

Sur une carrosserie en fibre de carbone et Normex, L'Avtech WX-3 C proposait des surfaces vitrées montées bord à bord, des entrées et sorties d'air des échangeurs profilées en arrondi, des petits flaps orientables à partir du cockpit, une instrumentation de type aviation (les différents interrupteurs sont aux normes militaires), trois sièges de front habillés de cuir et séparés par des accoudoirs escamotables, des roues de 18 pouces, des étriers de freins comportant 6 pistons à l'avant comme à l'arrière, une sonorisation de 10 haut-parleurs.

Un prototype de roadster Spider Avtech WX-3 R (plus de 600 cv et plus de 300 km/h -chiffres non confirmés) apparait au salon de Genève 1993.

Frolant la faillite, Gerald A Wiergert doit vendre au groupe Indonésien Megatech fin 1995 qui déménage l'entreprise de la Californie pour la Floride. Le repreneur abandonne la production de la W8 Twin Turbo.

L'Avtech W-X3 C, simplifiée, prend le nom de Avtech SC, plus connue comme M12 (Megatech étant propriétaire de Lamborghini pendant cette même période, L'Avtech W-X3 C est la première voiture américaine équipée d'un V12 d'origine Lamborghini). Le prix, 180 000 dollars, est revu à la baisse aussi.

Mais seules 14 Vector M12 seront construites, dont 2 ont été engagées dans des courses IMSA américaines.

Vector est revendue en 1997 à Tradelink International Limited, un groupe américain spécialisé dans les produits de luxe en tout genre et souhaitant faire de la Vector son produit phare.

La compagnie prévoit un nouveau model, la Vector SRV8 pour l'an 2000. Fabriquée sur la base de la M12 mais avec un 8 cylindres Chevrolet de 420 chevaux et quelques retouches esthétiques et au prix de 150 000 dollars elle est présentée par Timothy Enright, PDG de la marque, au mois de juin de cette même année. Les premières voitures, prévues pour le mois de décembre 2000, ne verront jamais le jour. Tradelink International Limited ne communiquera jamais sur cette défection.

Gerald A Wiergert a proposé un nouveau concept car, le Vector Avtech WX-10 en 2003.


Source et documents : wikipedia

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Lundi 7 juillet 2008

GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1



       La 911 Turbo    Mythe ou Légende ?

Quarante cinq ans que la Porsche 911 Turbo existe et elle fascine toujours autant. Présentation complète de la nouvelle génération 2008.



Evidemment, on s'arrêtera d'abord sur le style de cette nouvelle monture. Un style qui n'a pas évolué en profondeur depuis les années 1960 et qui a toujours connu un vif succès auprès des amateurs de belles carrosseries.

Caractéristiques techniques









 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  • Données techniques
    Boîte mécanique Tiptronic S
Moteur Nombre de cylindres 6 cylindres 6 cylindres
  Cylindrée Cylindrée de 3 600 cm³ Cylindrée de 3 600 cm³
  Conception du moteur Biturbo en disposition à plat Biturbo en disposition à plat
  Puissance 480ch (353 kW) 480ch (353 kW)
  Couple maximum 620 Nm 680 Nm avec fonction Overboost 620 Nm 680 Nm avec fonction Overboost
  au régime de Sur une plage de régime comprise entre 1.950 et 5.000 tr/min Sur une plage de régime comprise entre 1.950 et 5.000 tr/min
  Taux de compression 9,0 : 1 9,0 : 1
  Cycle de charge 2 turbocompresseurs avec turbines à géométrie variable, 2 refroidisseurs d'air de suralimentation, système d'admission à résonance 2 turbocompresseurs avec turbines à géométrie variable, 2 refroidisseurs d'air de suralimentation, système d'admission à résonance
    Boîte mécanique Tiptronic S
Performances Vitesse maximale sur circuit 310 km/h 310 km/h
  Accélération de 0 à 100 km/h 3,9 s 3,7 s
  Accélération de 0 à 160 km/h 8,4 s 7,8 s
  Reprise (80-120km/h) avant dernier rapport 3,8 s 3,5 s
    Boîte mécanique Tiptronic S
Transmission Boîte de vitesse manuelle 6 rapports  
  Boîte Tiptronic S   oui
    Boîte mécanique Tiptronic S
Carrosserie Longueur 4 450 mm 4 450 mm
  Largeur 1 852 mm 1 852 mm
  Hauteur 1 300 mm 1 300 mm
  Empattement 2 350 mm 2 350 mm
  Coefficient de pénétration (Cx) 0,31 0,31
  Poids à vide (DIN) 1 585 kg 1 620 kg
  Poids à vide (EG) 1 660 kg 1 695 kg
  Poids total en charge 1 950 kg 1 980 kg
    Boîte mécanique Tiptronic S
Dimensions Volume du réservoir 67 l 67 l
    Boîte mécanique Tiptronic S
Consommation Cycle urbain (L/ 100 km) 18,8 l valeur provisoire 19,8 l valeur provisoire
  Cycle extra urbain (L/ 100 km) 9,5 l valeur provisoire 9,6 l valeur provisoire
Prix : EUR 141 813,00 TTC EUR 144 773,10 TTC
    Prix client conseillé





Le Moteur 911 Turbo

La nouvelle 911 Turbo n’a pourtant reculé devant rien pour améliorer ses résultats. Grâce, entre autres, à ses 3,6 l, son moteur 6 cylindres à plat développe 480 ch (353 kW) à 6 000 tr/min. Le couple maximal atteint 620 Nm dès que le régime se situe dans une plage moyenne de 1 950 à 5 000 tr/min. Le VarioCam Plus et les deux turbocompresseurs avec turbines à géométrie variable – récemment mis au point pour les moteurs quatre temps à essence – y sont également pour beaucoup. Avec sa boîte mécanique, la nouvelle 911 Turbo a besoin d’à peine 3,9 secondes pour atteindre les 100 km/h, départ arrêté. Avec la nouvelle boîte Tiptronic S, elle gagne encore 0,2 secondes. Pour les 200 km/h, comptez respectivement 12,8 et 12,2 secondes. La vitesse de pointe est la même pour les deux versions : 310 km/h.


Le mythe Porsche , courbes généreusement galbées à couper le souffle, peintures lumineuses, cuir à perfection . Tout pour faire rêver les innombrables fans de la Légendaire Porsche Turbo

 

Gérard.M le 29.06.2008

 

Source et documents:www.porsche.com

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Lundi 14 juillet 2008
GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1




La LANCIA Stratos

Conçue par le carrossier Bertone pour Lancia à la fin des années 60, la Stratos a largement marqué son époque en remportant successivement 3 couronnes mondiales de rallye : 1974, 1975 et 1976, sans compter les nombreux titres nationaux, particulièrement en France.

Cette page fait le bilan de l' histoire de la création de cette voiture hors norme.

Vous pouvez aussi retrouver, en cliquant sur le lien :
la carrière sportive, les caractéristiques techniques et quelques images intéressantes de cette voiture hors normes.


Un peu d'histoire...

Il faut tout d'abord dire que Lancia, et donc FIAT, vers la fin des années 60, ont besoin de victoires sportives. Le rachat de LANCIA et la prise de participation chez FERRARI ont fortement ébranlé le groupe FIAT. Il a donc besoin de rassurer ses salariés et de prouver au public sa compétitivité. De plus, à cette époque Lancia a fort à faire dans sa lutte pour la conquête du titre mondial en rallyes avec sa petite mais brillante FULVIA HF face aux SAAB, FORD Escort aux mains de Roger Clark et Hannu Mikkola et maintenant des nouvelles venues, les PORSCHE et ALPINE. Aussi les dirigeants de LANCIA confient-ils le projet à Cesare FIORIO (jeune pilote retraité mais déjà responsable Lancia des Rallyes !) de pourvoir au remplacement de la Fulvia.

 

Le chassis
FIORIO a été impressionné par une maquette de Bertone présentée au salon automobile de Turin en 1970. Ce projet était si révolutionnaire que certains de ses concepteurs l'imaginaient plus fait pour l'espace (la stratosphère) que sur nos routes et lui donnèrent un nom évocateur : STRATOS.
C. Fiorio convainquit les responsables de Lancia de construire un véhicule spécifique pour se lancer dans le Championnat International des rallyes et non de partir d'un modèle existant. Il crée ainsi un précédent en faisant construire une voiture pour la faire concourir et non pour la vendre !

Pour Lancia, le problème était d'arriver à construire ce modèle à un nombre suffisant d'exemplaire (500 pour l'homologation) sans générer des coûts exorbitants, c'est à dire sans créer une chaine de montage spécifique et, d'autre part, sans dédier une équipe de techniciens pour effectuer les montages manuellement. Il résolurent ce problème en sous traitant la construction du chassis et de la carosserie en fibre de verre chez le concepteur du modèle, Bertone. L'assemblage final sera assuré chez Lancia.

Fiorio travailla avec Bertone sur la maquette avec nombre d'ingénieurs et une nouvelle maquette, roulante celle-ci, fut présentée au public à Turin en novembre 1971 : c'est la Stratos HF.
Elle possédait un moteur Lancia V4 1,6 l en position centrale arrière dans un chassis monocoque et tubulaire en acier avec un habillage en fibre de verre pour les portières et les capots avant et arrière. Toute la partie arrière, suspensions et moteur est complètement découvrable pour une accessibilité maximale. L'aérodynamique a été particulièrement soignée avec un nez très plongeant et très pointu où sont logés les phares escamotables, le tout surmonté d'une verrière hémisphérique.

 

Le moteur
Le moteur présenté à Turin en 1971 est trop juste en puissance pour les ambitions de la voiture.
Parallèlement, Enzo Ferrari ne désire plus continuer à produire la Dino 246 sous son nom car elle est équipée d'un moteur ne correspondant pas à la culture de la marque (les célèbres V12). Le moteur qui équipe cette voiture, un V6 2,4 litres 12 soupapes, a été dessiné par le propre fils d'Enzo Ferrari, Dino Ferrari, prématurément décédé en 1956.

FIAT le reprenant à son compte, ce moteur peut être implanté dans un autre modèle....
Cesare Fiorio hérite ainsi du seul V6 Ferrari.

A l'exposition de Turin en 1972, la Stratos est dans une version proche de celle qui va disputer les rallyes.








La carrière sportive...

Durant l'année 1972, de nombreux essais seront effectués et l'auto sera même engagée dans différents rallyes ayant une catégorie "prototype".
A l'automne 1972 un exemplaire de la Stratos aux couleurs Marlboro fut engagée au Tour de Corse aux mains de Sandro Munari mais un bris de suspension força l'équipe à revoir sa copie. Un mois plus tard, au rallye Costa del Sol en espagne, elle abandonna de nouveau mais pas sans mener la course pendant plusieurs étapes. Elle prouvait déjà qu'elle avait le potentiel requis pour gagner.

En avril 1973, au Firestone Rallye en Espagne, Sandro Munari emmena la Stratos à sa 1ère victoire. Il recommença au Tour de France Auto en septembre 1973. Vers la fin de l'année débuta la production régulière de la voiture dans les ateliers Bertone.
 
Tour de France 1973

En 1974 la Stratos épaula la Fulvia dans la conquête du titre. Elles permirent à Lancia d'emporter le Championnat International des Marques en se partageant 10 victoires.
Le 1er octobre 1974 la voiture obtint son homologation FIA en groupe 4.

En 1975, la Stratos fut la seule représentante officielle de Lancia. Elle courait sous les couleurs Alitalia.
En janvier, Sandro Munari emporta la 1ère des trois victoires successives au Monte Carlo.
Suivirent 5 autres victoires durant la saison, dont le rallye de Suède et le San Remo.

En 1976, elle emporta 7 rallyes dont le Monte Carlo, le rallye du Portugal, le San Remo, le Tour de Corse, etc....
Le titre ne pouvait lui échapper. Cette année vit la Stratos aux mains d'une équipe privée française : Chardonnet. Avec Bernard Darniche aux commandes, elle emporta le titre français cette année là.... et d'autres années encore, même après la fin de la production de la voiture chez Bertone ! B. Darniche gagna 33 rallyes à son volant, bien plus que Sandro Munari qui n'en emporta "que" 13.

En 1977 Lancia décida de mettre fin à la carrière internationale de la Stratos au profit de la FIAT 131 préparée par Abarth. Ceci ne l'empêcha pas de remporter de nombreux rallyes, dont le Monte Carlo. 1977 fut la dernière année où l'on vit la Stratos porter sa livrée Alitalia.
 
Fiat Abarth 131 en 1977

N.B :
Il est important de signaler que le remplacement de la Stratos a pour origine un changement de politique de la Direction du groupe FIAT qui veut faire profiter de son image sportive un de ses modèles les plus vendus, la Fiat 131, ...qui ne brille pas par l'élégance ni la finesse de sa ligne...
Spoliée de compétition mondiale, la Stratos n'en reste pas moins une redoutable concurrente qui ira disputer la vedette à la nouvelle égérie de la Direction à bien des reprises.
Elle prouve, ainsi, que bien qu' écartée, elle est toujours aussi véloce et compétitive !


En 1978 les équipes sportives Fiat et Lancia fusionnent. La Fiat 131 s'était emparée de la quête du titre mondial. La Stratos est reléguée à certaines épreuves pour lesquelles la 131 n'est pas prête.

En 1979 il n'y avait plus de Stratos officielle, mais grâce à B. Darniche et l'équipe Chardonnet, la Stratos emporta une 4ème fois le Rallye Monte Carlo. On ne pouvait plus la voir participer que dans les championnats nationaux et dans le championnat d'Europe, qu'elle emporta à 2 reprises.


Lancia STRATOS engagée en 1981 par l'équipe Chardonnet

En 1982, avec l'avènement du groupe B, la Lancia Stratos vit expirer son homologation. Elle était condamnée aux musées, sauf pour certaines compétitions sur piste qui acceptent les anciennes gloires de la route.
Mais elle peut partir la tête haute, elle laisse un palmarès que la nouvelle Lancia Rally 037 aura à coeur de dépasser.... malheureusement sans y parvenir, mais c'est une autre histoire !

 

Post-scriptum :
Jusque-là, le rallye avait été dominé par des voitures de sport, certes performantes mais développées pour la vente. Personne n'avait jamais imaginé produire une voiture dans le but unique de l'employer en compétition. Les règles du rallye ont été édictées pour que 500 voitures au minimum soient produites pour permettre l'homologation et la participation dans des rallyes internationaux (bien que pendant la période de développement de la Stratos ce chiffre ait été réduit de 500 à 400). La FIA, l'organisme régissant ce sport, estimait que ce nombre était si élevé qu'il découragerait n'importe quel constructeur de produire une voiture juste pour la compétition. Les concepteurs de la Lancia Stratos ont été au bout du raisonnement du législateur et ont ainsi créé la première "homologation spéciale".
Avec sa vision d'une voiture dédiée à ce sport, dès la première ébauche sur la feuille blanche et sans aucune contrainte de devoir vendre la voiture, Cesare Fiorio a inventé une nouvelle conception de la voiture de Rallye.
Il a inventé la première vraie voiture de rallye.
Il allait faire des émules, principalement à l'ère du groupe B qui se profile à l'horizon . . .

 

Le chassis :
La Stratos est composée d'une cellule centrale monocoque en acier sur laquelle vient se greffer à l'avant deux poutres qui portent les suspensions et les trains roulants et, à l'arrière, une cage en tubes rectangulaires sur laquelle sont fixés le bloc moteur et l'ensemble suspension/train.
Cette disposition permet de centrer les masses au milieu de la voiture et la cage en tubes permet une rigidité et une accessibilité maximale pour toutes les interventions. De plus, cela permettait de moduler la configuration de la voiture en fonction du profil de l'épreuve à venir car une large gamme de réglages ont été prévus dès la conception de la voiture.


La coque :
La stratos est recouverte d'une "peau" en fibre de verre qui va de la pointe du museau où se cachent les optiques jusqu'au bout du bequet arrière. La coque et les panneaux de fibre de verre étaient fabriqués dans les ateliers Bertone, dans la banlieue de Turin, puis, assemblés aux autres parties dans les ateliers Lancia.

Retrouvez ces photos dans l'Album photos

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DETAILLEES

Moteur
Type
Disposition
Nombre de cylindres
Cylindrée
Alesage x course
Puissance
Couple maxi
Culasse
Soupapes
Bloc cylindres
Arbre à cames
Lubrification
Alimentation
Consommation

I
FERRARI Dino
central arrière monté tranversalement
6 en V à 65°
2418 cm3
93,5 x 60 mm
260 ch DIN à 7 800tr/mn (variait en fonction de la configuration)
25 m/kg à 5 300 tr/mn
alliage léger
2 par cylindre
fonte
4 arbres à came en tête commandés par chaîne
carter humide
3 carburateurs double-corps verticaux Weber
20 l aux 100 km (données d'origine Ferrari)

Transmission
Boite de vitesse
Disposition
Embrayage
Roues motrices

I
Ferrari 5 rapports
en position transversale, dans l'axe du moteur
bi-disque Borg and Beck
Roues arrières

Suspension
Avant
Arrière
Amortisseurs

I
Triangles superposés et barre anti-roulis
McPherson avec barre anti-roulis
hydrauliques avec ressort hélicoïdal

Direction

À crémaillère - 2,5 tours de butée à butée

Freins
Avant
Arrière

I
disques ventilés (266 mm de diamètre)
disques ventilés (270 mm de diamètre)

Dimensions
Empattement
Longueur
Largeur
Hauteur
Voies
Jantes
Pneumatiques
Poids
Réservoir de carburant

I
2,180 m
3,710 m
1,760 m
1,114 m
Avant : 1,430 m - Arrière 1,460 m
Campagnolo en alliage léger -  8 x 15"
205 x 70 x 14
900 kg
90 litres (2 réservoirs centraux)

Images TECHNIQUES

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L'ouverture des capots Vue arrière Gros plan sur le moteur

Source: rallye-stars.com
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Lundi 14 juillet 2008
GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1




La Berlinette Alpine : Éternelle jeunesse



Cela fait des dizaines d’années que la Berlinette Alpine chavire le coeur de tous les amateurs de conduite sportive et pourtant, elle n'a pas pris une ride. Fruit de la formidable passion de son créateur, Jean Rédélé, elle reste le symbole de la sportive française. Jolie mais pas "bêcheuse", elle connaîtra, en outre, un destin hors du commun, en devenant Championne du monde Rallyes en 1973.





ALPINE
A110
(1962 - 1977)

Alpine Renault A110 1300S
MOTEUR
Type (cylindres): 4 en ligne
Position: AR en porte-à-faux
Alimentation: 2 carburateurs horizontaux Weber 40 DCOE.
Cylindrée en cm3: 1 296
Alésage x course en mm: 75,7*72
Puissance ch DIN à tr/mn: 110 à 6 900
TRANSMISSION
Aux roues AR
Boîte de vitesses (rapports): 4
POIDS
Données constructeur en kg: 625
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 215

"Les Berlinettes Alpine vont étonner le monde" avait déclaré Amédée Gordini. La prophétie du vieux "Sorcier" allait se réaliser au-delà de toutes ses espérances... A force de rigueur et de travail, mais aussi de génie et de passion, les petites voitures bleues finiront par triompher des plus riches et des plus puissantes. Ce succès sera celui de Jean Rédélé, pilote émérite, fondateur d'Alpine et par dessus tout, homme de conviction. II saura ainsi réunir les talents les plus divers et former une véritable famille. Il conçoit la première Alpine en 1955, une voiture modeste qui emprunte beaucoup de ses éléments mécaniques aux de série. C'est par son agilité et sa légèreté qu'elle comble un handicap de puissance qui semblait pourtant insurmontable en course. Une sportive pure et dure, taillée sur mesure pour les amoureux de compétition. Toutes les futures création de la marque conserveront cette philosophie. Homogène et pleine de bon sens, combinant esthétique et efficacité, la Berlinette en sera le suprême aboutissement. C'est à l'aube des années soixante qu'elle voit le jour... sur la nappe en papier d'un restaurant.

Le trait sera bien sûr affiné, mais sa silhouette fuselée restera figée pendant quinze ans. Faute de budget publicitaire, elle se fera connaître sur les routes des rallyes, se taillant bientôt un palmarès capable de remplir un annuaire téléphonique. Renault, d'abord réticent, soutien alors à fond le petit constructeur de Dieppe. Dès 1966, les Berlinettes frappées du losange sont distribuées par le réseau de la régie et deux ans plus tard, Alpine devient le service compétition officiel de Renault. Une alliance qui va donner à la Berlinette le souffle nécessaire pour relever d'autres défis. Avec les mécaniques 1600 cm3 dérivées de la Renault 16, elle s'attaque sans aucun complexe aux rallyes de Championnat du monde. Les fabuleux "négociants en virages" que sont les Andruet, Nicolas, Thérier et Darniche terrassent les pilotes de Porsche, Lancia et Ford et s'adjugent le titre suprême en 1973. En marge de cette épopée, les versions "civiles" comblent les amateurs les plus exigeants. Si sa conduite est exaltante dès que la route n'en finit plus de virer, elle n'est pas des plus confortable, ni des plus faciles à vivre. Spartiate et exigeante, elle ne sera jamais une "vraie" Grand-Tourisme" capable de digérer de longs trajets autoroutiers. Elle n'est pas faite pour cela, même si elle se civilisera bien un peu au fil du temps. Sa vocation exclusive entraînera sa disparition à une époque où les grands constructeurs ignoraient les niches. Jean Rédélé cédera sa société à Renault en 1977, l'année où sortira l'ultime Berlinette des chaînes de Dieppe. Renault, ne mettra qu'une décennie pour dilapider le fabuleux héritage. Près d'un quart de siècle après sa disparition du catalogue, la Berlinette Alpine n'a toujours pas trouvé de remplaçante digne de sa gloire.

La grande famille des Berlinettes :

A 110-1100 (1962/69) : 4 cyl.-956/1108 cm3-55/66/85 ch- 531 exemplaires. Ce sont les premières Berlinettes du type A 110. Elles reçoivent d'abord le moteur de la Renault 8 puis celui de la R8 Major.

(Cote: de 5000 à 14 000 euros)
A 110-1300 (1970/76) : 4 cyl.-1289 cm3-81 ch-2890 ex. Appelée parfois "V 85", c'est un modèle "d'entrée de gamme" doté du quatre cylindres emprunté à la Renault 1 2 TS. (Cote : de 6000 à 17 000 euros)
A 110-1300 S (1966-70) : 4 cyl.- 1296 cm3-1 15/132 ch-968 ex. Avec sa mécanique très pointue" dérivée de la compétition (R8 Gordini 1 108 réalésé), elle est considérée poar certains amateurs, comme la plus excitante des Berlinettes. (Cote: de 7500 à 20 000 euros)
A 110-1300 G (1967/71) : 4 cyl.-1255 cm3-1 105 ch-761 ex. Un "G" pour Gordini et se différencier de l'autre 1300. Elle reprend le moteur de la R8 Gordini-1300. (Cote : de 7000 à 19000 euros)
A 110-1500 (1967/68) : 4 cyl.-1470 cm3-82 ch-42 ex. La plus rare! Elle est animée par un bloc dérivé de la Renault 16 et préfigure les nouvelles 1600. (Cote : de 5500 à 19 000 euros)
A 110-1600/1600 S (1969/73) : 4 cyl.-1565 cm3-95/138 ch-202+1550 ex. L'éphémère 1600 s'efface bien vite devant la seule 1600 S. Animée par le moteur de la Renault 1 6 TS, cette dernière est le modèle emblématique de la gamme, le plus proche de la version Championne du monde des Rallyes en 1973. (Cote : de 9500 à 22 000 euros)
A 110-1600 SC (1973/75) : 4 cyl.-1605 cm3-127 ch-562 ex. Cette version emprunte le nouveau bloc R12 Gordini, monté aussi sur les Renault 17 TS. La cylindrée de 1605 cm3 permettait l'homologation de la version 1800 compétition. Elle hérite de plus du train arrière de la nouvelle A310 qui améliore notablement la tenue de cap. (Cote : de 11000à 28 000 euros) A 110-1600 SX (1976/77) : 4 cyl.-1647 cm3-95 ch-389 ex. La "mal aimée"... Elle est propulsée par le 1647 cm3 de la Renault 16 TX qui ne possède guère de tonus. Ce modèle brille davantage par son agrément et sa fiabilité que par son panache. (Cote : de 8000 à 19000 euros)


voiture mythique : Alpine-Renault A110 1600 SX




Dernière représentante de la race des A110, la 1600 SX est souvent la plus méconnue de toutes les Berlinettes produites par l'usine de Dieppe. Et malgré la faible puissance de son moteur R16 TX de 95 ch, elle mérite le détour. A son volant on se prend facilement au jeu.


En regardant en 1975 au Salon de Paris lai 600 SX, Jean Rédélé est persuadé que sa création a encore de beaux jours devant elle. Mais lucide, il sait que la Régie Renault (actionnaire majoritaire de la marque de Dieppe) l'a déjà condamnée. Effectivement, pour le Losange, l'avenir d'Alpine passe par l'A310, apparue quatre années auparavant. D'ailleurs le baroud d'honneur de la 1600 SX se terminera en juillet 1977. La dernière A110 fabriquée en France* étant vendu à un cadre de l'usine de Dieppe.
Si cette date marque la fin d'une histoire industrielle, la légende de la Berlinette perdure, il n'y a qu'à voir les yeux des passants lorsqu'ils rencontrent une Alpine A110 dans la rue. Et la 1600 SX, souvent mal-aimée - du fait de son moteur peu puissant (95 ch) provenant de la R16 TX - ne fait pas exception à la règle. C'est que l'on se trouve est en présence d'une voiture exceptionnelle qui a été conçue pour remporter la victoire en rallye (championne du monde des rallyes en 1973), c'est dire que son utilisation au quotidien doit tenir compte de ce postulat de départ

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Mardi 15 juillet 2008

GéGémag.Formula Onel'Univers de la Formule1

L'Audi Quattro Sport




On ne le répètera jamais assez : s'il ne fallait retenir qu'une seule voiture de rallye, ce serait incontestablement l'Audi Sport Groupe B. Peu d'automobiles sont aussi symboliques que celle-ci. Et même si elle ne fut pas la toute première Audi Quattro à disputer le championnat du monde des Rallyes, elle fut indéniablement la plus efficace, celle qui imposa définitivement la transmission intégrale.

revoit sa copie. L' C'est au salon de Genève 1980 qu'est présentée pour la première fois l'Audi Quattro. Celle que l'on nomme aujourd'hui "Ur-Quattro" (littéralement la "Quattro Originale") fait aussitôt fureur. Efficace et bien motorisée, elle s'illustre aussi bien sur route que sur les pistes du WRC. Le premier titre de champion du monde des constructeurs arrivera en 1982. Mais en 1983, une victoire au championnat des pilotes ne suffira pas à contrer Lancia, qui remporte le titre constructeurs. Conscient des faiblesses de la Quattro (maniabilité et fiabilité), AudiAudi Sport Quattro est présentée au salon de Francfort 1983, avec un empattement réduit et un nouveau moteur.

Afin d'obtenir l'homologation "Groupe B", une série de 200 exemplaires est demandée. Ce sont finalement 214 Sport Quattro de route qui sortiront des chaînes de production d'Ingolstadt. Avec 306 chevaux pour 1300 kilos, elles seront les Allemandes les plus puissantes de l'époque. Et dans sa version compétition, la Sport Quattro sera une arme redoutable qui s'illustrera du rallye Monte Carlo à Pikes Peak. L'année 1984 sera celle de la consécration : Audi remporte les championnats du monde pilote et constructeur et la Sport Quattro rentre définitivement dans la légende.

Aujourd'hui, seule 5 Quattro Groupe B sont encore en état et, sur les 214 produites, il ne resterait qu'environ 140 Sport Quattro de route. Sa rareté contribue de nos jours plus que jamais à son aura. Audi Tradtion en présentera 5 exemplaires (de chacune des 4 couleurs de série - rouge, bleu, vert et blanc - ainsi qu'une des 2 seules noires produites) aux côtés de la voiture de course au salon "Techno Classica" qui se tiendra à Essen du 26 au 30 mars.








Il est difficile de débuter une saison sportive plus brillamment que ne le fit Audi en 1984. Au Rallye Monte-Carlo 3 Audi ont remporté chacune leur catégorie, en groupe N, en groupe A et en groupe B. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, l'Audi quattro n'avait jamais remporté l'épreuve Reine du championnat du Monde des rallyes. Voilà un "oubli" réparé, et de belle manière.
En groupe N, c'est l'équipage Pierre BOS et JC. LEUVREY qui l'emporte avec une Audi 80 quattro de 136 chevaux, comme les voitures de série !
En groupe A, c'est la 80 quattro de Bernard DARNICHE, navigué par A. MAHE, qui empoche le trophée tant convoité. Cette voiture de 194 chevaux pour 1220 kilos est arrivée en tête à Monaco après une semaine de lutte, juste devant une autre Audi 80 quattro, celle de Guy CHASSEUIL.
Le groupe B, la catégorie reine, a été emportée par Walter RÖHRL et Christian GEISTDÖRFER avec la maintenant connue Audi quattro A2. C'est une première pour la voiture, mais l'équipage vainqueur grave son nom pour la quatrième fois au palmarès de l'épreuve. La quattro ne pèse plus que 1050 kilos pour une puissance qui s'établit aux environs de 360 chevaux.
La grande force de ces 3 voitures est leur transmission intégrale, qui, il faut bien l'avouer, a fait des miracles tout le long de cette semaine entièrement enneigée. Après une telle démonstration, les derniers sceptiques des quatre roues motrices ont été définitivement convaincus de l'efficacité du système.
Pour achever le triomphe allemand et illustrer encore plus leur outrageuse domination, il faut signaler que les 3 premières places du groupe B ont été trustées par les quattros de Walter RÖHRL, Stig BLOMQVIST et Hannu MIKKOLA. Après un tel étalage de gloire, on ne sait plus s'il s'agit du triomphe d'un constructeur ou de la défaillance collective de l'adversité...

Lors de la seconde épreuve de la saison, en Suède, les mêmes adversaires constaterons, encore une fois impuissants, la toute puissante armada allemande faire main basse sur les 3 premières places avec, dans l'ordre, S. BLOMQVIST, M. MOUTON et P. EKLUND. Le même sénario se répétera au Portugal, à l'Acropole, Nouvelle-Zélande, Argentine et Côte-d'Ivoire.
Mais ces victoires qui donneront le titre pilote à Stig BLOMQVIST et le tritre constructeur à AUDI ne cacheront pas la nouvelle génération de voitures qui se profile sous la forme de la Peugeot 205. Cette génération a réussi l'impossible pari d'allier la légèreté et la maniabilité de la Lancia STRATOS à l'efficacité d'une AUDI, avec son moteur turbo et sa transmission intégrale.

Audi n'a jamais réussi à imposer sa puissance sur une surface "dure", laissant ainsi des arguments à ses détracteurs. La 205 a réussi lors de son premier rallye à faire un temps scratch dès la 2ème spéciale, avant de prendre la tête du rallye. Tous les acteurs sont devenus spectateurs, médusés par une telle réussite effrontée.
Dès le Tour de Corse 84, le monde des rallyes bascule dans une nouvelle ère, une ère inflationiste, une ère de démesure, l'ère des "monstres" qui en fera le succès mais qui en précipitera la fin.

Pour donner la réplique à l'intruse qui osait relever le défi de la puissance, Audi avait sorti en Corse son arme absolue, la Sport quattro, homologuée le 1er avril 1984, à la même date que le 205 Turbo 16. Confiée à W. RÖHRL elle manquait singulièrement de finition car elle a été engagée la veille des vérifications techniques !
Le nouveau moteur qui l'équipe est l'oeuvre du Dr Fritz INDRA et il ne développe "que" 420 chevaux.... mais son potentiel est de plus de 500 chevaux ! Avec sa taille réduite de 32 centimètres par rapport à l'A2, on dirait presque sa caricature... mais une fois fiabilisée, elle justifiera tout le bien que son potentiel laissait apercevoir.


Mais une fois de plus, Audi a agit plus dans la précipitation que raisonnablement. Ainsi, cette saison, la Sport quattro sera peu souvent à l'arrivée des épreuves où elle était engagée. D'ailleurs Stig Blomqvist ne la prendra qu'en Côte-d'Ivoire, lui préférant l'A2 qui lui convenait bien.

On notera que Michèle MOUTON fera cette année une demi-saison après les nombreuses années passées à écumer les routes et les pistes du monde entier, tant pour le compte de FIAT que celui d'AUDI.

Il restera de cette année que le double titre d'Audi sera partiellement éclipsé par l'entrée en matière fracassance de la jeune lionne de Sochaux.

Mais à Ingolstadt, les services commerciaux tentent fort logiquement de tirer parti des victoires aquises sur le terrain à l'aide des pages de publicité telles que celle-ci.



Fiche technique Audi Quattro Sport (1985-1986)















Moteur Audi Quattro Sport (1985-1986)
Type du moteur 5 cylindres en ligne
Energie Essence
Disposition Longitudinal avant
Alimentation Injection Bosch L Jetronic
Suralimentation Turbocompresseur + intercooler
Distribution Double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes 4 par cylindre
Alésage & Course - mm
Cylindrée 2133 cc
Compression -
Puissance 306 chevaux à 6700 tr/min
Couple 35.7 mkg à 3700 tr/min
Transmission Audi Quattro Sport (1985-1986)
Boite de vitesse 5 rapports
Puissance fiscale NC
Type Intégrale
Antipatinage Non
ESP Non
Châssis Audi Quattro Sport (1985-1986)
Direction Crémaillère, assistée
Suspensions Av Mc Pherson
Suspensions Ar Mc Pherson
Cx -
Freins avant Disques ventilés
Freins arrière Disques ventilés
ABS Serie
PneuAv 235/45 VR15
PneuAr 235/45 VR15
Dimensions Audi Quattro Sport (1985-1986)
Longueur 416 cm
Largeur 180 cm
Hauteur 135 cm
Coffre 0 litres
Poids 1350 kg
Performances Audi Quattro Sport (1985-1986)
Poids/Puissance 4.41 kg/cv
Vitesse max 259 km/h
0 à 100 km/h 5.6 sec
0 à 160 km/h - sec
0 à 200 km/h 19.5 sec
400 mètres DA 13.6 sec
1000 mètres DA 24.7 sec
Consommations Audi Quattro Sport (1985-1986)
Sur route -
Sur autoroute -
En ville -
Conduite Sportive -
Reservoir 90 L
Autonomie autoroute -
Emissions de CO2 g/km
Equipements & prix
Nb airbags -
Climatisation -
Prix de base plus dispo (- €)


L'Audi Quattro est avant tout une voiture qui a marqué l'esprit de nombreux passionnés d'automobile en révolutionnant le paysage automobile mondial. En effet, si l'on exclut l'anecdotique Jensen FF, la "Quattro" est la première voiture de sport équipée d'une transmission intégrale. A ce titre, et compte tenu de la relative rareté de certaines versions, elle constitue certainement un collector amené à devenir très prisé dans les années futures.
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Mardi 14 juillet 2009
GéGém@g.Formula Onel'Univers de la Formule1


16 Formule 1 au musée Matra de Romorantin



16 Formule 1 des plus grands constructeurs mondiaux, conduites par les plus grands pilotes sont rassemblées pour la première fois au musée automobile Matra de Romorantin (Loir-et-Cher), pour former la plus belle grille de départ d'un Grand Prix. Les voitures, alignées sur une grille de départ, portent les noms mythiques de Ferrari, Lotus, Tyrrell, McLaren, Williams ou encore Matra et ont été pilotées par Jim Clark, Jackie Stewart, Michael Schumacher, Alain Prost...
"Cette exposition exceptionnelle avec autant de F1, et dans la durée, a demandé neuf mois de démarches, d'obstination, de relances, auprès de musées, de constructeurs.Car un prêt de six mois, c'est long pour des voitures sollicitées dans le monde entier", explique-t-il Dany Chamfrault , directeur du musée
La pôle est occupée par une Ferrari, la F 2007 conduite par Felipe Massa. A sa droite, la RS25 de Fernando Alonso, l'année du sacre. On trouve en deuxième ligne, la McLaren-Mercedes (1999) de Mika Häkkinen, une Prost-Peugeot,
puis la Benetton-Renault avec laquelle Michael Schumacher a remporté en 1995 son deuxième titre. Viennent ensuite, la Williams-Renault d'Alain Prost, de 1993, année de son quatrième titre, ou encore une Tyrrell.
"La Ferrari connaît le plus de succès notamment auprès des jeunes", souligne Dany Chamfrault.
Sur la gauche de la grille, sont rangées des F1 plus anciennes: une Gordini de 1956, la Lotus 1963 de l'Ecossais Jim Clark, la Matra de l'Ecossais Jackie Stewart en 1969, année du doublé. "On peut voir ainsi la transformation, l'évolution des F1", note le directeur du musée. Un plateau de rêve "d'un montant de plus de 7 millions d'euros qui revient à environ 20.000 euros au musée. Les voitures sont prêtées presque toutes gratuitement. C'est une reconnaissance pour le musée Matra et son travail de mémoire sur l'automobile", se félicite M. Chamfrault. Les voitures sont arrivées par camion sous haute sécurité. Les chauffeurs devaient suivre un itinéraire, respecter un horaire et composer à leur arrivée un numéro de téléphone pour pouvoir déverrouiller les portes. Les visiteurs plongés au coeur d'un Grand Prix pourront également découvrir les casques de plusieurs pilotes et tout savoir sur ce sport grâce à des panneaux explicatifs décrivant l'intérieur d'une F1, la sécurité, l'équipement. Une immense carte permet de situer les circuits de F1 dans le monde."L'année où il n'y a pas eu de Grand Prix en France, les amoureux de la Formule 1 peuvent venir à Romorantin. Ils verront des F1", lance avec sourire le directeur. L'exposition baptisée "la Formule 1 en pôle position" et ouverte jusqu'au 15 novembre, célèbre les 40 ans de la victoire de Matra au championnat du monde des pilotes et constructeurs. Le musée retrace, depuis son ouverture en 2000, l'aventure industrielle et sportive du constructeur français.Romorantin, au coeur de la Sologne, a abrité les usines d'où sont sortis plus d'un million de véhicules entre 1962 et juin 2003, la fin de Matra.
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